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Quand la politique ne peut s'empêcher de s'inviter sur les terrains de football

La Coupe du monde de football se poursuit aux États-Unis avec le début des quarts de finale, ce jeudi 9 juillet. Alors que les enjeux ne cessent de croître au fur et à mesure que la compétition avance, la tentation de récupérer l’événement grandit elle aussi, notamment chez les politiques.

C’est évidemment très tentant lors d’un événement aussi populaire que le Mondial de football d’essayer de capter une partie de l’attention. Tentant, au premier chef, pour le pays organisateur. Et on peut dire que Donald Trump a bien fait parler de lui ces derniers jours avec l’affaire Balogun. 

Au mépris de toutes les règles habituelles, le président américain s’est immiscé dans une affaire sportive en demandant à la Fifa l’annulation de la suspension automatique après un carton rouge contre l’attaquant américain d’origine nigériane, Folarin Balogun. Annulation qu’il a obtenue et dont il s’est félicité. Annulation obtenue en vain d’ailleurs puisque la Belgique a sèchement éliminé les États-Unis 4 à 1 au terme d’un match dans lequel Folarin Balogun est resté muet au tableau d’affichage.

Mais ce n’est pas le cas de nombreux politiques. Donald Trump a donc assumé ses pressions sur la Fifa. Pourtant, on ne compte plus les cas, ces dernières années, de fédérations suspendues parce que le pouvoir politique s’était mêlé de la chose sportive. L’affaire a même fait réagir le ministre belge des Affaires étrangères et on a donc frisé l’incident international.  

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Incident diplomatique évité

Une autre affaire a suscité de nombreuses réactions politiques. Elle implique Kylian Mbappé et une sénatrice paraguayenne qui a sans doute cherché à faire parler d’elle – raison pour laquelle on ne donnera pas son nom ici – et qui semble avoir l’habitude de se distinguer.

Cette fois elle l’a fait à travers des propos d’un racisme absolument épouvantable à l’encontre du capitaine de l’équipe de France à l’issue du 8e de finale particulièrement accroché entre la France et le Paraguay. On va éviter de répéter ce que cette élue a dit tellement ses propos sont ignobles. Kylian Mbappé lui a répondu et il a obtenu le soutien du président de la République Emmanuel Macron ainsi que de plusieurs candidats en campagne en cette année d’élection présidentielle en France. Les autorités paraguayennes se sont désolidarisées des propos de la sénatrice. L’affaire a même fait l’objet d’une condamnation du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies. L’incident diplomatique a été évité de peu. 

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 Parole raciste décomplexée

Les incidents racistes sont encore monnaie courante sur les terrains et autour. Ils sont innombrables et c’est encore le cas aux États-Unis : Folarin Balogun en a été victime après l’élimination américaine. La parole raciste est totalement décomplexée et pas seulement chez les politiques qui en font leur fonds de commerce. Cris de singes, jets de bananes et chants racistes sont monnaie courante contre les joueurs noirs dans le monde entier. 

Kylian Mbappé, particulièrement engagé dans ce combat, en est d’ailleurs souvent victime. Sur les réseaux sociaux, la parole raciste est complètement libérée et vise particulièrement les joueurs d’origine africaine – donc ceux de l’équipe de France. Cela vient de partout : Europe, Afrique, Amériques. D’ailleurs, pour ceux qui ont un peu de mal à reconnaître un joueur français, il existe une astuce très pratique : ils sont tous de la même couleur, le bleu. Bon match et bonne fin de Coupe du monde.  


Source:

www.rfi.fr

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