Bien avant de devenir l’homme fort du football français, Didier Deschamps arpentait les terrains de Bayonne, au cœur du Pays Basque. À la tête des Bleus depuis quatorze ans – un record national –, il a traversé plusieurs générations de joueurs. Sa capacité d’adaptation est considérée comme l’une des clés de sa longévité. Il poursuit désormais un ultime objectif : offrir à la France une troisième Coupe du monde, aux États-Unis, avant de tirer sa révérence à la tête des Bleus.
Bien avant de devenir l’homme fort du football français, Didier Deschamps arpentait les terrains de Bayonne, au cœur du Pays Basque. Sa passion : le sport. Il touche à tout, le rugby, l’athlétisme, le handball et le cross avant de se tourner vers le football.
C’est presque par hasard qu’il découvre ce sport à 11 ans et demi. Poussé par son ami d’enfance Emmanuel Darnauthandy, il rejoint un club local. Son premier éducateur, Norbert Navarro, repère immédiatement un jeune joueur au-dessus du lot : puissant, intelligent et déterminé.
Deux semaines seulement après son arrivée à l’Aviron Bayonnais FC, Didier Deschamps évolue déjà avec la catégorie supérieure. Le début d’une ascension fulgurante.
Le leadership dans la peau
Dans pratiquement tous les clubs où il joue, il porte le brassard de capitaine. À Nantes, Marseille, à la Juventus comme en équipe de France, les joueurs le suivent naturellement. « Il a cette capacité de vision du jeu, de commander, mais toujours avec les mots justes pour ses coéquipiers », explique Norbert Navarro. « C’est inné chez lui, c’est pas calculé ».
Didier Deschamps comprend très tôt que les grandes équipes se construisent d’abord sur l’organisation et le collectif. Le talent individuel compte, mais ne remplace pas la force du groupe.
Du rêve à la consécration
En 1986, le jeune Deschamps regarde un match de la Coupe du monde avec son meilleur ami. « On était à la maison et il y avait le France-Brésil. Et ce jour là il me dit ‘Ah j’aimerais bien faire comme eux !’ Et ça, c’est vrai que c’est marquant », raconte Emmanuel Darnauthandy.
Douze ans plus tard, ce rêve devient réalité. Capitaine des Bleus lors du Mondial 1998, Didier Deschamps mène son équipe vers un premier titre mondial. Son image brandissant le trophée après un 3-0 contre le Brésil est entrée dans la mémoire collective. Deux ans plus tard, il ajoute l’Euro 2000 à son palmarès.
À la fin de sa carrière de joueur, il a remporté des championnats en France et en Italie, ainsi qu’une Ligue des champions. Pourtant, son histoire avec les Bleus est loin d’être terminée.
La reconstruction des Bleus
Lorsqu’il prend les commandes de l’équipe de France en 2012, le football français est en crise. Le traumatisme de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, marquée par la grève des joueurs, est encore dans tous les esprits.
Didier Deschamps entreprend alors de reconstruire l’image du groupe. Il s’appuie sur une nouvelle génération de talents, parmi lesquels Antoine Griezmann, Paul Pogba ou encore Kylian Mbappé, tout en réinstaurant une culture de l’exigence et du collectif. « Les gars étaient prêts à se faire tuer sur le terrain pour le coach. Pour aller loin dans une grande compétition, il faut un groupe de très grande qualité et un coach qui sait gérer ce groupe », estime Philippe Tournon, auteur de « La Vie en Bleu ».
Souvent critiqué pour le pragmatisme de ses équipes, Didier Deschamps n’a jamais fait du spectacle une priorité. Pour lui, c’est le résultat qui compte. Une méthode récompensée en 2018, lorsque la France rebondit et remporte une deuxième étoile en Russie, vingt ans après la première.
L’héritage de Didier Deschamps
À la tête des Bleus depuis quatorze ans – un record national –, Didier Deschamps a traversé plusieurs générations de joueurs. Sa capacité d’adaptation est considérée comme l’une des clés de sa longévité. « Il y a beaucoup de précisions dans ce qu’il fait, dans ce qu’il dit, pour la préparation des coups de pieds arrêtés », résume son adjoint Guy Stéphan. « Là, on est dans une période où on a des joueurs de 21, 22, 23 ans. C’est la génération Z (…) qui a une faculté d’écoute plus faible qu’avant, ça veut dire que les causeries ne doivent pas être trop longues : 10 minutes c’est bien ».
Des terrains de Bayonne au football mondial, Didier Deschamps poursuit désormais un ultime objectif : offrir à la France une troisième Coupe du monde, aux États-Unis, avant de tirer sa révérence à la tête des Bleus.
Source:
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