CultureCinéma & ArtsRobert Combas en 2 minutes

Robert Combas en 2 minutes

Robert Combas (né en 1957) en bref

Peintre, sculpteur et illustrateur d’origine lyonnaise ayant grandi à Sète, Robert Combas a cofondé au début des années 1980, avec le peintre Hervé Di Rosa, le mouvement de la figuration libre. Une rupture avec l’art conceptuel des années 1970 au profit d’une peinture qui puise sans hiérarchie dans la bande dessinée, le rock et l’imagerie populaire.

Robert Combas dans son atelier, 2025

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Il a dit

« Ma peinture, c’est du rock. »

La vie de Robert Combas en quelques dates

Une jeunesse sétoise

En 1961, la famille Combas quitte Lyon pour Sète, dans l’Hérault, où Robert grandit au contact d’une culture visuelle foisonnante : bandes dessinées, pochettes de disques, publicités et enseignes. Fils d’ouvrier dans une fratrie de six, il quitte l’école à 17 ans avec pour seule formation tout ce que le regard peut absorber.

La formation montpelliéraine

À l’École des beaux-arts de Montpellier, où il entre en 1975, il croise l’enseignement de Dominique Gauthier et Daniel Dezeuze, figures du conceptualisme et du groupe Supports/Surfaces. Il fait exactement l’inverse en prenant le parti d’une peinture brute posée sur des supports récupérés (cartons, draps et portes), d’où naîtront ses premières séries, des « Batailles » au « Pop art arabe ».

Bato et la naissance d’un mouvement

L’année de son diplôme, en 1979, Combas fonde avec Di Rosa et l’artiste Ketty Brindel la revue Bato, œuvre collective faite à la main. Bernard Ceysson, directeur du musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne, le fait figurer dans l’exposition « Après le classicisme » en 1980. Tout s’accélère l’année suivante : le critique Bernard Lamarche-Vadel le convie à « Finir en beauté », où il lui présente le peintre Rémi Blanchard. La même année, l’artiste Ben Vautier invite Combas et Di Rosa dans sa galerie niçoise pour l’exposition « 2 Sétois à Nice » et baptise leur démarche d’un nom promis à la postérité : « figuration libre ».

La consécration internationale

En mars 1982, Yvon Lambert lui ouvre sa galerie parisienne. À l’automne, la galerie Swart d’Amsterdam réunit pour la première fois les quatre peintres. New York suit en 1983, chez Leo Castelli, qui avait lancé Andy Warhol et Roy Lichtenstein. En 1984, « 5/5, Figuration libre France/USA », au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, confronte le groupe aux artistes new-yorkais : Jean-Michel Basquiat, Keith Haring et Kenny Scharf.

Une pratique protéiforme

Installé à Ivry-sur-Seine depuis 2001, Robert Combas étend son art à la sculpture, au vitrail, au mobilier et à la musique, sans rien perdre de sa signature : figures cernées de noir, couleurs criardes et inscriptions griffonnées. La rétrospective « Greatest Hits » au musée d’Art contemporain de Lyon (2012) rassemble plus de 600 œuvres. Le Grimaldi Forum de Monaco lui en consacre une nouvelle en 2016. Seul artiste français à figurer chaque année au classement Artprice des 500 contemporains les plus côtés, il continue d’exposer.

Ses œuvres clés

MICKEY APPARTIENT À TOUT LE MONDE. Mickey n’est plus la propriété de WALT. Il appartient à tout le monde. BATO !, 1978–1979

Robert Combas, MICKEY APPARTIENT À TOUT LE MONDE. Mickey n’est plus la propriété de WALT. Il appartient à tout le monde. BATO !

Robert Combas, MICKEY APPARTIENT À TOUT LE MONDE. Mickey n’est plus la propriété de WALT. Il appartient à tout le monde. BATO !, 1978

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Acrylique sur isorel • 141 × 80 cm • Coll. centre Pompidou, Mnam, Paris • © GrandPalais Rmn / © Adagp, Paris, 2026

Avant de devenir le chef de file de la figuration libre, Combas s’empare de Mickey pour en revendiquer le libre usage : « Mickey n’est plus la propriété de Walt », inscrit-il sur l’œuvre. Détournement pop d’une icône planétaire, le trait, rapide et volontairement gauche, tourne le dos au savoir-faire enseigné aux Beaux-Arts. C’est aussi sur cette toile qu’apparaît le mot « Bato », que le groupe reprendra pour titre de sa revue.

LA FEMME ET LES PIMENTS. La femme aux piments qui rougeoiera des cuisses si elle mangera trop de cuillères d’harissa (+ 3 salamandres). Les trois salamandres dansent le sirtakis, 1979

Robert Combas, LA FEMME ET LES PIMETS. La Femme aux piments qui rougeoiera des cuisses si elle mangera trop de cuillères d’harissa (+ 3 salamandres). Les trois salamandres dansent le sirtakis

Robert Combas, LA FEMME ET LES PIMETS. La Femme aux piments qui rougeoiera des cuisses si elle mangera trop de cuillères d’harissa (+ 3 salamandres). Les trois salamandres dansent le sirtakis, 1979

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Acrylique sur toile • 205 × 180 cm • Coll. Bruno Bischofberger, Zurich • © Adagp, Paris 2026 / Courtesy archives Robert Combas

Parmi ses premières toiles (un support encore rare pour Combas), cette figure aux couleurs acides relève du « Pop art arabe ». L’expression, de son invention, désigne des images calquées sur les réclames et rehaussées de fausses écritures arabes. Le motif dépassera le cadre du tableau en étant repris au verso d’une robe-tableau conçue pour Jean-Charles de Castelbajac et présentée à son défilé en 1982.

L’ARCHANGE. C’est lui qui terrasse le dragon de l’Apocalypse, c’est lui qui a derrière la tête une auréole en forme de disque. Il jeta Lucifer sur la terre et c’est pourquoi on est dans la mer de je sais pas quoi et où ? Oui ! Mais on est dans la merde à cause de ce Luce qui est en fer. Mais l’archange, d’après ce que je sais, va lui mener la vie dure. Ils vont se chamailler en toute semi-liberté, 1995

Robert Combas, L’ARCHANGE. C’est lui qui terrasse le dragon de l’Apocalypse, c’est lui qui a derrière la tête une auréole en forme de disque. Il jeta Lucifer sur la terre et c’est pourquoi on est dans la mer de je sais pas quoi et où ? Oui ! Mais on est dans la merde à cause de ce Luce qui est en fer. Mais l’archange, d’après ce que je sais, va lui mener la vie dure. Ils vont se chamailler en toute semi-liberté

Robert Combas, L’ARCHANGE. C’est lui qui terrasse le dragon de l’Apocalypse, c’est lui qui a derrière la tête une auréole en forme de disque. Il jeta Lucifer sur la terre et c’est pourquoi on est dans la mer de je sais pas quoi et où ? Oui ! Mais on est dans la merde à cause de ce Luce qui est en fer. Mais l’archange, d’après ce que je sais, va lui mener la vie dure. Ils vont se chamailler en toute semi-liberté, 1995

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Acrylique sur toile • 210 × 127 cm • Coll. Robert Combas • © Adagp, Paris 2026 / Courtesy archives Robert Combas

30 ans après ses débuts, Combas n’a rien perdu de sa fougue mais la tourne vers des figures plus monumentales, volontiers spirituelles. L’artiste range lui-même cette toile parmi les jalons de sa période récente. Le contour noir, les couleurs saturées et l’enchevêtrement des formes demeurent sa signature, mais la matière se fait plus dense, plus chargée.

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Guerre et paix – Combas au Pont du Gard

Du 29 mai 2026 au 1 novembre 2026


Source:

www.beauxarts.com

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