A retrouver dans l’émission
Une double explosion près de l’hôtel où séjournait Emmanuel Macron est venue perturber la visite du président français à Damas. Mais le programme a été maintenu, en particulier le forum d’affaires franco-syrien. Derrière le rapprochement diplomatique entre la France et la Syrie, Paris espère prendre pied sur un marché de la reconstruction estimé à plus de 216 milliards de dollars. Mais entre concurrence des pays du Golfe, sanctions encore en vigueur et instabilité politique, les obstacles restent nombreux.
Treize ans après le début de la guerre civile, la Syrie offre l’un des plus vastes chantiers de reconstruction au monde. Selon la Banque mondiale, plus de 216 milliards de dollars seront nécessaires pour rebâtir les infrastructures détruites. Routes, logements, réseaux électriques, ports, hôpitaux ou écoles : les besoins sont immenses.
La visite d’Emmanuel Macron s’accompagne ainsi d’un important volet économique. CMA CGM, TotalEnergies, Airbus, ADP ou encore plusieurs entreprises spécialisées dans les infrastructures cherchent à se positionner sur ce marché. Mais la France arrive tard.
La Turquie, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont déjà pris une longueur d’avance. S’y ajoutent des sanctions financières encore partiellement en vigueur, une situation sécuritaire très fragile, qu’est venu rappeler ce double attentat, mardi et des interrogations persistantes sur le pouvoir d’Ahmed al-Charaa, autant de facteurs qui rendent les investissements particulièrement risqués.
Source:
www.france24.com



