Historiquement soutenue par les Etats-Unis, la jeune démocratie taïwanaise de 23 millions d’habitants est de longue date au cœur des tensions stratégiques entre les deux premières puissances mondiales. Pékin considère Taïwan comme une province rebelle qui doit être réintégrée à la Chine, par la force si nécessaire. A l’approche d’une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping mi-mai à Pékin, le vice-ministre des affaires étrangères, François Wu Chih-chung, ancien représentant de Taïwan à Paris, plaide pour une plus grande reconnaissance de son pays par la communauté internationale.
Le 21 avril, le président taïwanais, Lai Ching-te, n’a pas pu se rendre en Eswatini [il est finalement arrivé dans le pays samedi 2 mai], seul allié diplomatique de Taïwan sur le continent africain, en raison de pressions de la Chine sur les pays voisins. Alors que Pékin fait tout pour tenir Taïwan à l’écart de la scène internationale, quels sont, selon vous, le rôle et la place de votre pays dans le monde ?
Ce dernier incident illustre simplement la pression constante que la Chine exerce sur Taïwan. Mais cela n’a pas empêché Taïwan de devenir incontournable pour l’avenir du monde. Environ 70 % des semi-conducteurs y sont fabriqués, et 95 % des puces les plus sophistiquées et 100 % des puces destinées à l’IA. Taïwan fabrique également 80 % des composants pour les serveurs du monde entier.
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Source:
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