Actualités« Teknival de Bourges » : les départs se poursuivent, les participants verbalisés

« Teknival de Bourges » : les départs se poursuivent, les participants verbalisés

Les participants au Teknival près de Bourges quittent progressivement, lundi 4 mai au matin, le terrain militaire investi depuis vendredi, avec « 8 000 personnes au maximum » encore présentes aux alentours de 10 heures, a fait savoir la préfecture du Cher.

Si certaines scènes ont été démontées, la musique résonne encore lundi dans la matinée, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). Un nettoyage du site a été entrepris par les participants. Après une « pause », « la musique a été réactivée à 6 heures ce matin », a déclaré la maire de Cornusse, Edith Raquin.

La préfecture a précisé, dans son point de situation, que, à la date de lundi 4 mai, 6 heures du matin, elle avait procédé à 19 636 contrôles, évoquant 8 776 véhicules contrôlés, 3 578 PV émis, neuf interpellations et cinq gardes à vue. Quatre-vingt-sept personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont quatre en urgence absolue, selon la même source.

Double verbalisation

« On a quitté la fête à 6 heures, on espérait trouver une issue libre, mais non, il n’y avait aucune sortie possible sans prendre d’amende. Ils nous l’ont même mise deux fois. On attend de les recevoir et on va les contester », a expliqué à l’AFP un participant, ingénieur habitué des free-parties, qui rentrait lundi matin dans le Var.

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui a rencontré pendant le week-end agriculteurs, riverains et élus locaux, a affirmé que « tous ceux qui sortent de ce Teknival » seraient « verbalisés à double titre », pour avoir pénétré sur un terrain militaire et pour avoir participé à un rassemblement illégal.

Entre 17 000 et 40 000 personnes ont participé depuis vendredi à cette free-party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, ville natale de Laurent Nuñez. Deux obus ont été découverts au cours du week-end à proximité du rassemblement.

Les organisateurs entendaient ainsi protester contre des textes législatifs visant à durcir les sanctions contre les organisateurs de free-parties et leurs participants, qui passeraient de la simple contravention au délit. Des rassemblements sont prévus les 30 mai, 6 et 13 juin dans plusieurs villes dont Paris, pour dénoncer notamment une proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale mais pas encore examinée au Sénat.

Lire aussi le reportage (2025) | Article réservé à nos abonnés Les free-parties, des soirées autogérées « extrêmement politiques », loin des clubs institutionnalisés

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr

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