Thierry Dauxois dirigeait CNRS Physique depuis 2021, après avoir été vice-président recherche de l’ENS de Lyon, de 2020 à 2021. Le chercheur de 58 ans a consacré ses activités de recherche à la physique non linéaire et à la physique statistique. C’est un spécialiste des systèmes dynamiques, du chaos, et notamment des ondes sous leurs aspects théoriques et plus récemment expérimentaux.
A l’issue de son audition par les commissions des deux chambres, le Parlement avait donné le feu vert à sa nomination sur proposition du président de la République la semaine dernière. Il succède à Antoine Petit, qui dirigeait depuis 2018 l’organisme réunissant 33.000 personnels de recherche.
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Prise de poste dans un contexte de restrictions budgétaires
« Ses qualités scientifiques, humaines et managériales, ainsi que sa connaissance fine des universités, des écoles et des laboratoires seront des atouts essentiels pour porter son projet: simplifier pour libérer la capacité d’agir des chercheurs, renforcer la recherche fondamentale française et créer les conditions des innovations de rupture », selon le ministère dans un communiqué.
M. Dauxois prend ses fonctions alors que les chercheurs du CNRS sont appelés à la mobilisation jeudi afin de protester contre les restrictions budgétaires qui touchent l’institution.
Fin mars, dans une lettre adressée aux directeurs d’unité, Antoine Petit chiffrait à plus de 500 millions d’euros le montant des charges obligatoires non compensées par l’Etat depuis octobre 2024, une situation inédite.
Le 8 juin, dans un nouveau courrier dont l’AFP a eu copie, la direction du CNRS a demandé aux directeurs de laboratoire « de geler les recrutements ou le renouvellement d’agents sous contrat à durée déterminée » jusqu’au mois d’octobre, afin de respecter le budget rectificatif – à la baisse – décidé par le gouvernement en mars.
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