La première dame des Etats-Unis, Melania Trump, a dénoncé vertement lundi 27 avril l’animateur de talk-show Jimmy Kimmel, en accusant ce fréquent critique de Donald Trump de porter une « rhétorique de haine et de violence » après un monologue la semaine dernière qui a provoqué la colère du gouvernement.
Le message sur X de Mme Trump intervient deux jours après les tirs lors du gala des correspondants de la Maison Blanche en présence du couple présidentiel. Le suspect aurait cherché à assassiner de hauts responsables du gouvernement, d’après la Maison Blanche.
Deux jours avant les faits, M. Kimmel avait parodié dans son émission sur ABC le monologue traditionnellement effectué par un humoriste lors de ces galas, au cours duquel le président est l’objet de moqueries consensuelles. L’animateur avait notamment déclaré que la première dame avait « l’aura d’une veuve en devenir ».
« Légitimer la violence politique »
Ses propos ont été condamnés à droite lundi, notamment par James Blair, haut responsable de la Maison Blanche, qui a dénoncé des commentaires ayant pour but selon lui de « légitimer la violence politique ». « Jimmy Kimmel ne devrait pas être à l’antenne », a-t-il ajouté sur X.
Pour Mme Trump, « ce monologue à propos de ma famille, ce n’est pas de l’humour ». « Les gens comme Kimmel ne devraient pas avoir l’occasion d’entrer dans nos foyers chaque soir pour répandre la haine », a ajouté la première dame, qualifiant l’animateur de « lâche » et exhortant ABC à agir contre lui.
Ce n’est pas la première fois que l’animateur se retrouve l’objet de critiques virulentes par l’administration Trump. Grande star des émissions de nuit, les fameux « late night shows », M. Kimmel avait provoqué l’ire de la droite américaine en septembre dernier, qui l’avait accusé d’exploiter politiquement l’assassinat de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk.
Propriété de Disney, ABC avait alors suspendu d’antenne l’animateur. Mais face au tollé et aux accusations de censure, la chaîne avait fait revenir l’humoriste une semaine après son éviction. M. Trump avait salué la suspension de l’humoriste comme une « grande nouvelle pour l’Amérique », avant de dénoncer son retour sur « ABC fake news ».
Source:
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