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Travail du 1er Mai : LFI demande la saisine de la justice contre Sébastien Lecornu, qui a soutenu un boulanger verbalisé

Matignon mis en cause par La France insoumise. Le parti a demandé, vendredi, une saisine de la Cour de justice de la République (CJR) contre Sébastien Lecornu, qu’elle accuse de « tentative de faire échec à l’exécution de la loi » après qu’il a assuré à un boulanger verbalisé pour avoir ouvert le 1er Mai qu’une solution serait trouvée.

Des contrôles des fleuristes et boulangers ouverts vendredi ont été effectués par l’inspection du travail, mais « aucun incident ne nous est remonté », a assuré à la presse Sébastien Lecornu vendredi après-midi, sans en préciser le nombre.

« On n’a jamais dit qu’il n’y aurait pas de contrôle ». « Y compris parce qu’il y a des conditions, notamment le volontariat du salarié, et ça, c’est pas négociable », a ajouté le Premier ministre.

« Solution dans la loi »

Des irrégularités ont été constatées chez un commerçant en Isère. Il a très rapidement reçu un appel téléphonique de Laurent Wauquiez, et s’est retrouvé en ligne avec le Premier ministre, que le patron des députés LR accueillait en Haute-Loire au même moment.

Et l’exécutif de faire savoir qu’une « solution dans la loi » — sans plus de précisions — serait trouvée si des amendes ont été dressées mais que les conditions sont respectées : volontariat des travailleurs et double rémunération.

Selon un article de BFMTV, le Premier ministre « lui a en outre assuré qu’il n’avait pas à craindre d’éventuelles sanctions et que toutes poursuites seraient gérées par ses soins ».

Flou juridique

« Une tentative de faire échec à l’exécution de la loi », pour LFI, dont les députés ont saisi le procureur général près la Cour de cassation, qui fait office de procureur pour la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à juger les membres du gouvernement pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions.

Les Insoumis s’appuient sur un article du Code pénal qui stipule : « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ».

L’ouverture le 1er Mai de boulangeries et de fleuristes employant du personnel est entourée cette année d’un flou juridique. Le gouvernement a déclaré que ces commerçants pourraient ouvrir, et Sébastien Lecornu s’est lui-même déplacé pour soutenir certains d’entre eux.

Mais la loi qui leur interdit d’employer du personnel ne pourra être modifiée qu’en vue de la Fête du Travail 2027.


Source:

www.leparisien.fr

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