Ce vendredi, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses a été célébrée dans le flou juridique. Celui du projet de loi du gouvernement, visant à autoriser sur le travail le 1er-Mai dans les boulangeries, et les fleuristes. Aujourd’hui, la loi autorise uniquement les patrons à ouvrir sans employé, et si une proposition de loi n’a pas abouti cette année, le gouvernement planche sur un autre texte qui pourrait changer la règle de ce jour férié et chômé. La classe politique, et même certains syndicats sont divisés sur le sujet.
« 70% des boulangeries » ont ouvert ce 1er-Mai, affirme Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie. Il appelle les inspecteurs du travail à la « clémence », alors que travailler en ce jour férié est interdit pour les boulangers et les fleuristes. Le gouvernement porte un projet de loi pour l’autoriser à partir du 1er Mai 2027. En attendant, Matignon a appelé les inspecteurs du travail à moins contrôler, pour essayer de rassurer.

Travailler le 1er-Mai offre des avantages pour les salariés, payés double, et les clients sont là. Mais pour Céline Clamme, secrétaire générale de l’Union nationale CGT-Travail Emploi Formation professionnelle, le risque est d’autoriser la délinquance patronale.
Céline Clamme, secrétaire générale de l’Union nationale CGT-Travail Emploi Formation professionnelle

Les cinq confédération syndicales représentatives, la CFDT, la CGT, FO, CFE CGC et la CFTC, sont opposées au projet de loi du gouvernement et craignent des élargissements futurs. Avant la manifestation, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet a fait part de sa colère autour du nouveau texte. À ses côtés, la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a dénoncé la « politique spectacle » des responsables politiques, qui se sont rendus dans une boulangerie le 1er-Mai, comme Sébastien Lecornu en Haute-Loire et Gabriel Attal près de Paris. Marylise Léon qui a également réclamé une augmentation du Smic en raison de l’inflation mais aussi « des négociations dans les différentes branches professionnelles ».

Les syndicats qui ont affiché ce vendredi leur détermination à défendre un 1er-Mai obligatoirement chômé et l’urgence d’augmentations salariales, aux côtés des citoyens. La CGT compte plus de 300 000 manifestants dans toute la France ce vendredi.
Source:
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