Le nihilisme se nourrit précisément d’un mépris du corps, d’une « mécompréhension du corps ». Ce refus de l’enveloppe réelle est le synonyme de la « négation du monde, ce désaveu, cette abnégation de soi » qui « arme l’homme contre lui-même ».
Contrer la haine du corps
Tous les fabricants de fausses valeurs auxquels Nietzsche associe des écoles disparates : chrétiens, socialistes, kantiens, hégéliens, platoniciens, romantiques et idéalistes, tous ces cuisiniers fumeux, ces alchimistes de la pureté, ces spiritualistes de toutes barbes qui nous arrachent à la « libre envolée » de la vie, tous ces contempteurs du réel commencent par haïr le corps, ce pauvre corps non échangeable que nous avons reçu pour la durée de notre séjour.
« Ceux qui veulent rendre l’humanité meilleure » comme dit Nietzsche, oublient toujours de commencer par eux-mêmes ! Nous le savons, chers auditeurs, c’est une règle chez les hommes de système : ils prétendent guider les sociétés. Mais, oublieux de la physiologie la plus ordinaire, ils négligent leur sphère immédiate, familles et voisins créent le malheur autour d’eux.
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