Les systèmes d’aide à la conduite progressent rapidement dans l’automobile, mais les vélos restent encore largement dépendants de capteurs et de caméras aux capacités limitées. Avec son nouveau RoadRite:ON, Canyon entend changer la donne en misant sur la communication directe entre les usagers de la route plutôt que sur la simple détection visuelle.
Anticiper les dangers
Le RoadRite:ON V2X embarque la technologie « Vehicle-to-Everything » (V2X), déjà développée pour l’industrie automobile. Contrairement aux caméras ou aux radars, ce système permet aux véhicules, vélos et infrastructures connectées d’échanger en temps réel des informations sur leur position, leur vitesse ou leur direction.
L’intérêt est majeur : le vélo peut être averti d’un véhicule approchant d’un angle mort, d’un carrefour masqué par un bâtiment ou d’un virage sans visibilité, bien avant qu’il ne soit détectable à l’œil nu. Ce temps de réaction supplémentaire pourrait contribuer à réduire le nombre d’accidents impliquant des cyclistes.
Une intégration discrète dans un vélo léger
Présenté comme le premier vélo de série compatible avec V2X, le RoadRite:ON ne pèse que 13,9 kg. Son cadre en carbone, sa transmission par courroie monovitesse et son moteur arrière alimenté par une batterie Bosch lui offrent jusqu’à 90 km d’autonomie.
Le principal défi consistait à intégrer les antennes GPS et V2X sans alourdir le vélo. Canyon a installé le module de communication dans le tube diagonal et l’antenne dans le tube de direction. L’ensemble ne pèse que 230 grammes et consomme moins de 1 % de la batterie.
En cas de danger, les poignées du guidon vibrent du côté où approche le véhicule. Des alertes peuvent également être transmises sur un smartphone, une montre connectée ou un compteur GPS.
Une technologie prometteuse
Canyon développe cette solution avec Volkswagen et affirme avoir validé son fonctionnement lors de tests en conditions réelles. Reste toutefois un obstacle majeur : l’adoption de la technologie.
Le V2X ne révèle son plein potentiel que si voitures, vélos et infrastructures utilisent des systèmes compatibles. Sans un déploiement massif, les bénéfices resteront limités. Pour Canyon, ce vélo constitue avant tout une première étape vers un réseau de mobilité connectée où tous les usagers partageraient en permanence des informations de sécurité afin de prévenir les collisions avant qu’elles ne surviennent.
Source:
www.zdnet.fr




