« L’aventure Urgo ne fait que commencer. » Tristan Le Lous, président du fleuron français des pansements, ne cherche pas à cacher sa fierté, ce jour de mi-mai, en annonçant que le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires vient d’être franchi. Difficile d’imaginer que l’affaire familiale, restée à 100 % entre les mains du clan Le Lous – aujourd’hui représenté par les trois frères Briac, Tristan et Guirec –, n’était à l’origine qu’une petite droguerie médicinale née en 1880 à Dijon (Côte-d’Or).
C’est en 1942, lorsque le pharmacien Jean Le Lous, issu d’une famille modeste d’agriculteurs de Bretagne, a racheté le commerce qui périclitait, que l’histoire de l’entreprise bourguignonne s’est retrouvée liée à celle de la famille. Et son succès, à celui de la marque Urgo lancée en 1958. « Sous l’impulsion de mon grand-père, le groupe a commercialisé le premier pansement prêt à l’emploi, une réelle innovation à l’époque », raconte Tristan Le Lous, qui s’apprête à céder la présidence au benjamin de la fratrie, Guirec, en septembre prochain – pour trois ans – selon un schéma original de gouvernance tournante instauré par son père, Hervé Le Lous, en 2019.
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A l’image d’Urgo, la France compte encore un beau vivier de laboratoires familiaux qui prospèrent dans l’ombre de Sanofi et autres géants de la Big Pharma. BioMérieux, Boiron, Mayoly ou Ipsen, le troisième laboratoire français… De génération en génération, ils ont résisté aux vagues de concentration ayant redessiné l’industrie pharmaceutique ces dernières décennies.
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