Quand il s’agit de techniques de chasse, les orques peuvent être très inventives, comme dans cette vidéo prise dans le golfe de Californie en 2024.
Au début, on distingue deux orques. La femelle tient un poisson-lune, déjà mort, par la nageoire caudale. Pendant ce temps, le mâle prend de la vitesse. Juste avant l’impact, la femelle lâche le poisson. Le choc fragmente alors la carcasse en une multitude de petits morceaux, gobés par une troisième orque plus jeune.
Un an plus tard, un autre événement filmé suit la même dynamique. Est-ce une technique de chasse, ou plutôt un jeu ? Selon les chercheurs, qui décrivent ces observations dans une étude publiée dans Frontiers in Ethology, les deux hypothèses sont complèmentaires. Cette technique pourrait faciliter l’alimentation des jeunes orques et servir de jeu.
Il faut savoir que ce poisson-lune, un mola à queue pointue, fait partie des proies régulièrement consommées par les cétacés. Il a une peau avec un microbiome très particulier et la fragmentation de la carcasse pourrait disperser les nutriments dans l’eau, facilitant ainsi leur absorption pour les jeunes orques.
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Les orques sont déjà connues pour être des chasseuses très intelligentes et impitoyables. Par exemple, certaines immobilisent des requins-baleines pendant que d’autres les percutent. D’autres chercheurs ont décrit des scènes où des orques submergent des phoques réfugiés sur la banquise.
Même si c’est la première fois que cette technique de fragmentation a été documentée, les chercheurs ne savent pas si ce sont les mêmes orques dans les deux évènements. Mais une chose est sûre : ces superprédateurs n’ont probablement pas fini de nous surprendre avec de nouvelles techniques de chasse.
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