Comment lutter contre les ingérences étrangères à l’approche de l’élection présidentielle 2027 ? À ce stade, Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal ont été la cible d’opérations russes de déstabilisation. « La présidentielle française est open bar pour tous les manipulateurs du monde », a déploré sur X ce jeudi 6 août Jean-Luc Mélenchon, appelant Jean-Noël Barrot à « rappeler à l’ordre les divers suprémacistes ».
Le candidat Insoumis soulignait notamment la récente prise de position d’Elon Musk contre la candidate des Écologistes Marine Tondelier et celle de l’ambassadeur d’Israël en France contre lui. « Je préférerais que ce soit n’importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon » à l’Élysée, avait déclaré en juin sur France 2 le diplomate Joshua Zarka.
Ce vendredi, le ministre des Affaires étrangères a directement répondu à l’Insoumis, l’accusant de « mélanger torchons et serviettes ».
M. Mélenchon, les tentatives d’ingérence étrangère à des fins de manipulation de notre débat démocratique sont un sujet trop sérieux pour en faire le prétexte à une interpellation dont vous savez très bien qu’elle est infondée.
La France ne tolérera aucune tentative d’ingérence… https://t.co/64j6ib8VVH
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) August 7, 2026
« Nous devons être intraitables »
« Les tentatives d’ingérence étrangère à des fins de manipulation de notre débat démocratique sont un sujet trop sérieux pour en faire le prétexte à une interpellation dont vous savez très bien qu’elle est infondée », écrit Jean-Noël Barrot. La France « ne tolérera aucune tentative d’ingérence étrangère dans son débat démocratique », assure le ministre.
Pour autant, Jean-Noël Barrot ne considère pas que les prises de position de l’ambassadeur d’Israël contre Jean-Luc Mélenchon ou d’Elon Musk contre Marine Tondelier ou en soutien à Marine Le Pen sont « des actes de manipulation du débat public ».
« Qu’un responsable politique étranger exprime une préférence ou un rejet pour une ligne politique dans un autre pays, cela peut être désagréable (…) mais cela ne constitue pas un acte de manipulation du débat public », affirme le ministre des Affaires étrangères.
« L’internationaliste que vous êtes et qui à son avis sur la vie politique bolivienne ou vénézuélienne saura le reconnaître », glisse-t-il à l’adresse de Jean-Luc Mélenchon, qui s’est exprimé sur la situation de ces pays d’Amérique latine plusieurs fois par le passé.
« Ce face à quoi nous devons être intraitables, ce sont les tentatives de falsification de notre débat démocratique via la promotion inauthentique, coordonnée et organisée en ligne de messages pensés et construits à l’étranger afin de déformer l’espace informationnel et influer sur les élections », poursuit Jean-Noël Barrot, qui appelle notamment à « réguler les grandes plates-formes ».
Le ministre conclut en souhaitant ironiquement la « bienvenue » au candidat Insoumis, qui est « soudainement épris d’une ligne de fermeté vis-à-vis de l’actuel régime russe » après « avoir longtemps craint que la moindre contrariété provoquée à son endroit pouvait nous mener à la guerre ».
Source:
www.leparisien.fr




