Le 26 avril 1986 à 1H23 du matin, le plus grave accident de nucléaire civil survenait en URSS, dans la centrale de Tchernobyl, à 130 km au nord de Kiev. Le gouvernement soviétique tait l’explosion du réacteur numéro 4 et fait appel à des liquidateurs pour nettoyer la zone et tenter de la décontaminer. Les populations locales sur place sont évacuées le lendemain. Deux jours après la catastrophe, le 28 avril, c’est la Suède qui relève des taux de radioactivités inquiétants. Elle sonne l’alerte pour l’Europe et le monde. Avec des dizaines de morts et des milliers de cancers de la thyroïdes détectés depuis. Tchernobyl constitue le plus lourd bilan devant les autres accidents de nucléaires civil comme Fukushima, au Japon, le 11 mars 2011 ou Three Mile Island, aux États-Unis, en 1979.
Deux sarcophages ont été construits pour limiter les rejets de radioactivité de la centrale ukrainienne : le premier dès 1986 en six mois et un autre mis en place en 2019, qu’on appelle l’arche de Tchernobyl. C’est elle qui est touchée le 14 février 2025 par un drone Shahed russe dans le cadre de la guerre en Ukraine. Le dôme est endommagé et nécessite des millions d’euros de réparation. Alors que la centrale n’est plus en activité, elle reste bien une menace.
Quelles leçons ont été tirées en 40 ans et quel bilan peut-on faire alors qu’elles revient au centre de l’actualité ?
Source:
www.radiofrance.fr



