Par contraste avec les excès et les violences politiques de l’époque de la Convention nationale, il est fréquent que la période du Directoire soit décrite comme une période de stabilité ou de modération. En 1990, l’émission « Les historiens racontent » réfute cette idée reçue avec méthode. L’historien Henri Guillemin y dresse le tableau politique de la France dans la période cruciale qui sépare l’instauration du Directoire en 1795 du coup d’Etat de Bonaparte le 18 Brumaire.
Les hommes-clefs du Directoire
Cette République encore jeune, cette vie politique mouvementée est marquée par quelques grands noms : Paul Barras surnommé le « roi du Directoire », Emmanuel-Joseph Sieyès plus connu sous le nom d’Abbé Sieyès, Lazare Carnot qui invente le concept de « guerre qui rapporte » pour renflouer les caisses de l’Etat, Charles-Maurice de Talleyrand éminent ministre des Affaires étrangères et négociateur corruptible.
Le Directoire, entre instabilité économique et autoritarisme
Le Directoire, ce fut quatre années marquées par une économie et des finances publiques à la dérive, la corruption des élites, les jeux, les intrigues de pouvoir. Quatre années marquées aussi par une forme d’autoritarisme, des coups de force, des arrestations de députés, de prêtres, d’opposants de tous bords au nouveau régime.
L’un de ces opposants, Gracchus Babeuf, défraie la chronique en 1796 avec sa « Conjuration des égaux », tentative de renversement du pouvoir appelée à faire date dans l’histoire des mouvements communistes.
Par Françoise MalettraAvec Henri Guillemin (historien)Réalisation André MathieuLes historiens racontent – Henri Guillemin raconte le Directoire ou le régime du coup d’Etat (1ère diffusion : 18/02/1990)Archive INA/Radio FranceEdition web : Documentation de Radio France
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