La discographie de Madonna, composée notamment de 14 albums studio, de lives, de bandes originales de films et de nombreux singles, témoigne de son évolution artistique stupéfiante. Depuis son apparition dans les années 1980, elle est passée de la dance-pop à l’electronica, de l’EDM à la techno, sans jamais se départir de ses inspirations rock. Certes, tous ses disques n’ont pas été des chefs-d’œuvre unanimement salués comme Ray of Light, et tous ses morceaux n’ont pas fait danser les foules autant que Confessions on the Dancefloor. Mais la Madonne a toujours su innover, pour le meilleur ou pour le pire.
Le résultat : plus de quatre décennies de musique qui qui divisent autant qu’elles rassemblent. Où qu’on se trouve sur la planète, des chansons telles que “Vogue” ou “Like a Prayer” continuent de faire fureur. Son prochain album, le très attendu Confessions II, sortira en juillet. On vous présente donc nos titres préférés de Madonna, en dehors des méga-hits mentionnés plus haut.
10. “Bitch I’m Madonna” – Rebel Heart (2015)
Pour les fans d’une certaine génération, “Bitch I’m Madonna” s’apparente tout simplement à du bruit, sorte de collision cacophonique entre l’EDM de Diplo et une électro abrasive, le tout couronné par un couplet de rap de Nicki Minaj. C’est assez fou et un poil ridicule, mais c’est l’idée. Cette chanson n’est pas faite pour être aimée, et c’est en cela qu’elle plaît. En réalité, ce morceau montre à quel point la star est constamment en avance sur son temps. On considère que c’est “Bitch I’m Madonna” qui a fait entrer PC Music dans le courant dominant. On peut le dire, Madonna a l’oreille fine et le nez creux.
9. “American Life” – American Life (2003)
Fallait-il vraiment parler des répercussions gastro-intestinales de l’ingestion d’un café au lait de soja “double shot” à la fin de “American Life” ? Peut-être pas. Malgré cette dimension ironico-cringe, le morceau livre une intense réflexion sur la superficialité du consumérisme américain et le culte de la célébrité. Plus largement, il nous donne à voir une nation en pleine crise d’identité, ainsi qu’en témoigne le clip controversé qui l’accompagne, qui oppose des scènes de défilé de mode à des images d’archives macabres de diverses guerres américaines. Les États-Unis n’étaient peut-être pas prêts à entendre ce message au début des années 2000, à un moment où le nationalisme se cristallisait autour de la guerre contre l’Irak. En pleine ère Trump, elle est plus que jamais d’actualité.
Source:
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