Les smartphones actuels ne captent pas un seul type de signal satellite. Ils embarquent une puce GNSS (Global Navigation Satellite System). Celle-ci est capable de recevoir simultanément GPS, Galileo, GLONASS (le système russe) et BeiDou (le système chinois). En théorie, si un signal est brouillé ou indisponible, un autre prend le relais. En pratique, c’est le système d’exploitation qui décide du poids accordé à chaque constellation. Or, ni Apple ni Google ne documentent publiquement cet arbitrage.
Pour accélérer la première localisation, les appareils utilisent l’A-GNSS (Assisted GNSS). Avant même que les satellites répondent, le téléphone télécharge des données d’assistance depuis les serveurs d’Apple ou de Google. Ces dernières indiquent à la puce quels satellites chercher et où les trouver dans le ciel. Sans assistance, un démarrage à froid prend typiquement 30 secondes dans des conditions optimales, mais bien plus en milieu urbain ou sous couverture nuageuse dense. Avec l’A-GNSS, cette étape est réduite à quelques secondes. Donc, même quand Galileo fournit le signal final, cette phase préliminaire passe par une infrastructure américaine.
Source:
www.clubic.com



