Antoine Bertrand, en manque perpétuel de reconnaissance, en quête de vérité, n’arrivait plus à en dormir. « J’avais un côté rebelle, très sensible. À l’adolescence, notamment, c’était une souffrance terrible. Ne pas connaître l’identité de ma mère, c’était comme si je marchais sur une jambe ». À 68 ans, cet habitant de la Creuse, père et grand-père, a effectué différents tests ADN généalogiques. « En trois mois, j’ai retrouvé l’identité de mon père et en neuf mois, celle de ma mère. Elle était morte à 99 ans en 2016, comme si elle m’avait attendu », soupire celui qui ne l’aura jamais connu et espère aujourd’hui que la loi évolue enfin sur le sujet.
Remis ce lundi à la haut-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry (après une lettre de mission de sa part) et à la ministre de la Santé, des familles et de l’autonomie Stéphanie Rist, un avis pourrait changer la donne. Il préconise de faire évoluer l’accouchement sous X en France. Avec le Luxembourg, notre pays fait figure d’exception en Europe en permettant depuis 1941 l’accouchement « anonyme » ou « sous le secret ». Une femme peut demander le secret total concernant son admission et son identité.
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