SociétéReligions & SpiritualitéL’Armée du Salut s’adapte pour “transformer des vies”

L’Armée du Salut s’adapte pour “transformer des vies”

image_print

Un congrès, ouvert à tous, se tiendra du 20 au 24 mai à Bruxelles et à Paris. Si la mission du mouvement international reste inchangée, les moyens d’y parvenir évoluent. Les différents rendez-vous programmés dans le cadre du congrès territorial France-Belgique permettront aux participants de découvrir comment les équipes de l’Armée du Salut œuvrent pour venir en aide aux plus démunis. Le point avec Joël Etcheverry, secrétaire en chef du Territoire France et Belgique de l’Armée du Salut.  

Le congrès territorial France-Belgique se tiendra dans quelques jours. Pourquoi cette union entre la France et la Belgique ? 

L’Armée du Salut est présente dans 134 pays. Mais sur le plan de la gestion et de l’opérationnel, elle fonctionne par pays ou par territoires de deux ou trois pays. Il peut également s’agir de parties de pays. Un staff gère l’opérationnel sur la France et la Belgique. Le chef de territoire, pour la France, c’est le couple Jacques et Claude-Évelyne Donzé. Le colonel préside la fondation et est aussi le supérieur de la congrégation. La Belgique suit le même modèle, mais les statuts sont différents. En France, on connaît beaucoup plus la fondation qui intervient sur le terrain social et médico-social. Mais il y a aussi une congrégation qui s’occupe de toute la partie cultuelle.  

À quel rythme le congrès se tient-il ? Pourquoi sa tenue est-elle importante ?   

Il a lieu tous les quatre ou cinq ans. On essaie de l’organiser pour réunir tous les collaborateurs du territoire, ainsi que les personnes accueillies dans nos établissements et les bénévoles de l’Armée du Salut.  

C’est une rare occasion pour les collaborateurs et les bénéficiaires du territoire de se réunir. C’est l’objectif premier du congrès. Mais il sert aussi à alimenter ou conforter un sentiment d’appartenance. La plupart du temps, chacun fait son travail ou accomplit son ministère dans son coin et ne réalise pas nécessairement la taille de l’organisation. En même temps, le congrès permet de rencontrer nos leaders internationaux. Le général Lyndon Buckingham sera là, ainsi que son épouse Bronwyn. Ce sera l’occasion d’entendre une parole claire pour la direction que l’Armée du Salut est appelée à prendre dans les prochaines années. Donc, le congrès est également un moment de mobilisation. 

À ce propos, l’ouverture du congrès au public nous permet de présenter à nos partenaires ecclésiaux et sociaux nos objectifs et les grandes lignes qui vont guider l’Armée du Salut pour les prochaines années. 

Est-ce que ces grandes lignes ont évolué depuis la création de l’Armée du Salut ? 

La manière d’opérer aujourd’hui a changé et doit continuer à évoluer. Pour autant, notre motivation, l’appel qui a donné naissance au mouvement international reste le même. Les différentes générations de leaders, internationaux ou nationaux, sont très attachées à notre message d’accueil inconditionnel et à la manière de le transmettre. Le nouveau plan stratégique international qui est posé ne remet pas du tout cela en question. 

Par contre, il y a désormais des axes de travail sur la manière de faire face aux crises économiques, aux crises migratoires, aux évolutions dans nos pays comme la prise en charge des personnes âgées, tout ce qui tourne autour de la protection des personnes dans la rue. On observe une nette évolution du nombre d’enfants et de seniors dans la rue. Donc notre réponse à cette situation va devoir s’adapter, comme notre mobilisation. Mais l’Armée du Salut doit rester fidèle à ses fondamentaux.  

Cette édition du congrès aura pour fil rouge le thème “Des vies transformées”. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ? 

En choisissant le thème “Des vies transformées” ou “Transformer des vies”, l’idée est de dire : peu importe les vents contraires, notre objectif reste de transformer des vies. Le congrès nous donne l’occasion de témoigner de vies transformées et d’expliquer comment, à un moment donné, l’Armée du Salut a pu être un compagnon de route pour telle ou telle personne. Il est aussi important de préciser ce que l’on entend par transformer des vies dans le cadre de nos missions au milieu des migrants, des toxicomanes, etc. Et ce, sans oublier de dire ce que cela signifie aujourd’hui de s’engager. En tout cas, l’Armée du Salut se positionne. Une note mondiale nous a été transmise, elle insiste sur le fait que l’on doit voir la transformation dans la vie des personnes qui composent l’Armée du Salut ou qui y sont accueillies. 

Découvrez le programme du congrès en cliquant ici. Tout est gratuit, mais sur inscription. 

Lire aussi :

 

Une Maison du partage plus adaptée aux femmes

La Cocotte, plus qu’une cuisine partagée

Violences conjugales: l’Armée du Salut travaille avec les auteurs pour éviter la récidive


Source:

www.reforme.net

Articles récents

spot_img

Articles récents

Annonce publicitairespot_imgspot_img

Léon XIV: «Prendre soin de la paix, c’est prendre soin de la vie!»

À l’issue du Regina Cæli de ce 17 mai, le Pape a fait mention de l'ouverture ce dimanche de la «Semaine Laudato Si’», qui...

Marco Rubio au Vatican : le secrétaire d’État américain joue l’apaisement avec le pape

Les États-Unis ont salué la « solidité » des relations avec le Vatican après...

Chronique d’une vie sous vide – L’œil de Réforme du 7 mai 2026

Il faut bien l’avouer, nous sommes devenus des champions du « vite fait, vite avalé ». Le « bien fait » passant à...