« Quand j’ouvre la porte ou que je réponds au téléphone, je me mets en condition ! » Valérie sourit. L’accueil est la chose primordiale quand on dispose d’une maison comme la sienne. Après des mois de rénovation, la néo-sexagénaire a ouvert ses chambres aux touristes en 2024. D’avril à octobre, elle est tout à son gîte. « Ce n’est pas un refuge, on est dans un village. C’est vraiment un lieu étape. Les clients sont des randonneurs à pied ou des cyclistes, donc par essence, ils ne sont que de passage. » Et ça lui va bien à elle et à son compagnon.
Ici, on reste une voire deux nuits. « C’est éphémère. » Mais le lieu est propice aux rencontres. « Dans la cuisine collective, il y a de grandes tablées. Ce que j’aime c’est l’ambiance. On parle. Parfois, on se confie. Eux, plus que moi, en même temps, ils ont passé la journée seuls bien souvent. » Valérie se souvient de ces femmes qui l’an dernier, sont venues chez elle, passer une nuit. Etape d’un trajet en vélo. « C’est peut-être parce que je suis une femme, qu’elles viennent ici. » Nouveau sourire.
La Maison Brindille semble combler la sexagénaire. « Pour le moment j’arrive à me tirer un mi-temps. Mais ce qui m’agace c’est que je ne peux pas faire sans les plateformes et notamment Airbnb. Elle m’apporte des clients mais je trouve qu’elle leur en prend trop. Ma chambre d’hôte n’est pas chère, 63 euros pour deux personnes, mais ils la facturent 75 euros au client. » Le prix est une des composantes importante de la maison de Valérie. 20 euros la place en dortoir, moins pour les enfants. « C’est pas très cher et il y en a pour tout le monde. C’est une façon pour le randonneur ou le cycliste d’allonger son séjour dans le Haut-Jura. » Situé à 900 mètres d’altitude, le village de Longchaumois est idéalement placé entre GR pour les randonneurs et GTJ pour les vélos. « C’est pas mal de vivre dans un décors de carte postale. »
Pour plus d’infos : Maison BrindilleOuverture dans un nouvel onglet.
Source:
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