PolitiqueHistoire politiqueL’éruption du Volcán de Fuego met le Guatemala en état d’alerte

L’éruption du Volcán de Fuego met le Guatemala en état d’alerte

COURRIER INTERNATIONAL

Depuis ce 3 août, le Guatemala est en état d’alerte en raison de la forte activité du Volcán de Fuego, l’un des volcans les plus actifs d’Amérique centrale, et situé à moins de 50 kilomètres du centre de la capitale, Guatemala. L’éruption se caractérise par d’importantes coulées pyroclastiques (des mélanges brûlants de gaz et de matières volcaniques) ainsi que par des émissions de cendres, menaçant plusieurs localités voisines.

Si les fréquentes éruptions de ce volcan culminant à 3 763 mètres sont bien connues des habitants de la région, comme des randonneurs les plus téméraires, l’épisode en cours s’avère particulièrement intense. Au point que les autorités guatémaltèques ont décrété une alerte orange à l’échelle nationale, tandis que trois départements ont été placés en alerte rouge, à savoir celui de Chimaltenango, d’Escuintla et de Sacatepéquez, rapporte Infobae.

29 000 personnes affectées

Selon le quotidien national Prensa Libre, l’agence de coordination nationale dans la lutte contre les catastrophes au Guatemala (Conred) a indiqué le 4 août que près de 29 000 personnes étaient affectées par les retombées de cendres et que 1 429 personnes avaient dû être évacuées et prises en charge par les autorités. Mercredi 5 août, le nombre de personnes évacuées a été porté à 1 700.

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Dans le même temps, poursuit Prensa Libre, la Conred a appelé la population à “porter des masques, couvrir les réservoirs d’eau et nettoyer les toits” afin de limiter les risques sanitaires liés aux retombées de cendres provoquées par la phase explosive de l’éruption.

Si 18 localités ont été directement touchées par les retombées volcaniques, la secrétaire exécutive de la Conred, Claudine Olgades, a toutefois assuré qu’aucune coulée de lave “ni aucun dégât” sur les habitations n’avaient été enregistrés à ce jour, indique la version hispanophone de CNN.

La crainte de coulées de boue

Une autre publication de Prensa Libre, ce 5 août, rapporte que l’Institut national de sismologie, volcanologie, météorologie et d’hydrologie (Insivumeh) anticipe une “diminution progressive” de l’activité volcanique dans les prochaines heures. Pour autant, ce recul ne signifie pas une baisse du niveau de vigilance.

Les experts de l’institution craignent désormais la formation de lahars, soit des coulées de boue, de cendres et de blocs rocheux, en raison des pluies attendues sur les flancs du volcan. Le groupe radiophonique guatémaltèque Emisoras Unidas précise que ces coulées pourraient parcourir entre cinq et six kilomètres, représentant ainsi un danger non négligeable pour les communautés installées à proximité du volcan.

La dernière éruption meurtrière du volcan remonte au 3 juin 2018. Cette catastrophe avait fait au moins 200 morts, selon un bilan officiel contesté, et des milliers de personnes avaient été contraintes d’évacuer leur domicile.


Source:

www.courrierinternational.com

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