La Confédération sud-américaine de football (Conmebol) affiche à son tour ses réserves quant aux dernières décisions « unilatérales répétées » de la Fifa dans un communiqué publié ce jeudi. « Le football appartient à tous » rappelle la Conmebol qui a toujours été un allié proche de Gianni Infantino, désormais plus fragilisé que jamais.
Gianni Infantino et la Fifa vivent des moments bien compliqués. Après l’UEFA, la Confédération asiatique ou encore la Concacaf, c’est la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) qui fustige les derniers agissements de l’instance mondiale de football.
Dans un communiqué publié ce jeudi, la Conmebol « exprime à l’unanimité sa préoccupation face aux actions unilatérales répétées entreprises sans recourir au dialogue ni aux mécanismes institutionnels prévus pour traiter ce type de situation ». De plus, la Confédération regrette que ces polémiques interviennent peu de temps après l’organisation de la Coupe du monde 2026.
Un allié de poids en moins pour Infantino ?
C’est dans un message brandit fièrement par la Conmebol, « le football passe avant tout », que cette dernière menace Gianni Infantino de ne pas lui renouveler sa confiance pour la prochaine élection à la présidence de la Fifa qui aura lieu l’année prochaine: « La date limite pour soumettre les candidatures à la présidence de la FIFA est le 18 novembre 2026, et par la suite, le Congrès de la Fifa élira, par le vote de ses 211 associations membres, la personne qui sera chargée de diriger l’organisation pendant la période suivante, y compris l’organisation de la Coupe du Monde du Centenaire de la FIFA 2030. En conséquence, la Conmebol ne soutiendra aucune action ni procédure qui ignore ou s’écarte de ces mécanismes institutionnels. »
Ce communiqué de la Conmebol, aux dix fédérations membres, pourrait être un véritable coup de massue pour Gianni Infantino. En effet, la Confédération sud-américaine de football et son président Alejandro Dominguez ont toujours été de proches soutiens. Le nouveau mandat du patron de la Fifa semble maintenant de plus en plus incertain.
Ces derniers jours ont été marqués par le rejet, quasi à l’unanimité, d’un projet tué dans l’œuf par la Fifa et son président Gianni Infantino. Le dirigeant italo-suisse avait annoncé vouloir vendre une partie des parts de la Coupe du monde à des acteurs privés. Une initiative qui n’a pas séduit grand monde. Sans oublier qu’il développe toujours, en parallèle, un projet qui inquiète notamment l’association des Ligues européennes de football en voulant faire passer le prochain Mondial de 48 à 64 équipes. Plus tôt, ce jeudi, l’UEFA a, de son côté, réaffirmé son boycott à la Coupe du monde 2030. Rien ne va plus à la Fifa.
Source:
rmcsport.bfmtv.com




