Le groupe énergétique allemand RWE a annoncé renoncer à ses projets de parcs éoliens offshore aux États-Unis et y réorienter ses investissements vers d’autres activités énergétiques, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL).
L’énergéticien allemand RWE a annoncé jeudi l’abandon de ses projets d’éoliennes en mer aux États-Unis, invoquant les contraintes réglementaires, pour réorienter ses investissements vers d’autres projets jugés plus sûrs mais plus polluants. Selon un communiqué du groupe, un accord de règlement d’un montant de 1,22 milliard de dollars (1,06 milliard d’euros) a été conclu avec le ministère de l’Intérieur américain, principalement chargé de la gestion des immenses terres fédérales.
Cette transaction vise à indemniser « l’abandon par RWE de ses concessions éoliennes en mer aux États-Unis dans la baie de New York, au large de la Californie et de la Louisiane », selon le groupe basé à Essen, dans l’ouest de l’Allemagne . Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, connu pour son scepticisme à l’égard du changement climatique et son soutien à l’industrie des hydrocarbures, plusieurs projets éoliens offshore, comme ceux de Totalénergies ou Engie, ont été abandonnés aux États-Unis.
« Après un examen approfondi, il a été conclu qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucune voie permettant d’obtenir les autorisations nécessaires pour ces projets aux États-Unis dans un avenir prévisible », a expliqué le groupe.
Des projets dans d’autres pays
RWE avait déjà investi plus d’un milliard de dollars dans la planification et le développement de ces parcs éoliens offshore. Le groupe prévoit désormais de réinvestir ses capitaux dans d’autres activités énergétiques aux États-Unis. Il compte notamment consacrer 900 millions de dollars au gaz naturel liquéfié (GNL) en Louisiane, et 300 millions de dollars à des centrales électriques à gaz « pour répondre à la demande croissante d’électricité aux États-Unis ».
Plus largement, RWE prévoit d’investir environ 17 milliards d’euros aux États-Unis sur les six prochaines années pour faire passer sa capacité de production d’électricité de 13 GW actuellement à 22 GW d’ici 2031. Malgré l’annonce de ce retrait, le groupe affirme vouloir rester très présent dans l’éolien offshore à l’international avec « 18 parcs actuellement en service, quatre en construction et d’autres projets en cours de développement ».
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