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À 91 ans, le commentateur sportif argentin Macaya Márquez s’attelle à sa 18e Coupe du monde

Son nom était déjà connu des journalistes sportifs, mais sa notoriété s’est encore accrue jeudi, lorsque le président de la Fifa, Gianni Infantino, lui a rendu hommage au Mexique, en pleine conférence de presse d’ouverture du Mondial 2026.

“Le journaliste argentin Enrique Macaya Márquez fêtera cette année son 18e Mondial. Il couvre les Coupes du monde depuis 1958, c’est incroyable ! ”, a déclaré le président de l’instance dirigeante du football mondial. “Nous t’embrassons tous, continue comme ça ! ”.

Le journaliste argentin de 91 ans, légende locale du commentaire sportif, “détient le record de couverture du plus grand nombre de Coupes du monde consécutives”, confirme Infobae. Macaya Márquez “n’a manqué aucun tournoi depuis 1958 et a eu le plaisir de voir l’Argentine sacrée championne en 1978, 1986 et 2022”, précise le site.

Suède 1958

Son premier Mondial pour Radio Belgrano, à 23 ans, l’avait vu s’envoler pour la “lointaine” Malmö, une destination “alors inconnue de la plupart des Argentins”, raconte le site. Il accompagnait l’équipe nationale, “avec des joueurs du calibre d’Amadeo Carrizo, Ángel Labruna, Alfredo Rojas, Oreste Corbatta et José Sanfilippo” et se souvient que “l’avion était comme un omnibus, il s’arrêtait partout”.

En Suède, il verra le Brésil gagner sa première Coupe du monde, emmené par un Pelé de 17 ans déjà surnaturel. La passion pour le ballon rond ne le quittera plus.

De sa longue carrière, il se souvient aussi du légendaire quart de finale Argentine-Angleterre au stade Azteca de Mexico en 1986, resté célèbre pour “la main de Dieu” de Maradona, puis le “but du siècle” du même joueur, qui “a véritablement mis le football argentin sous les projecteurs”.

Des trois victoires de l’Argentine au Mondial, c’est celle qu’il a préférée, confiait-il à Infobae dans un autre entretien, en novembre 2024.

Mais “je tiens à préciser qu’il est impossible de comparer les trois équipes qui ont remporté la Coupe du monde”, nuançait-il. “Au-delà des statistiques, il est très subjectif de dire qui a le mieux joué, car il faut tenir compte du contexte, des adversaires, de la situation du pays… ”.

Et si son joueur préféré de tous les temps reste l’Argentin naturalisé espagnol Alfredo Di Stéfano, il comprend l’admiration inaltérable pour Lionel Messi, qui devrait – sauf pépin de santé – disputer le 16 juin, contre l’Algérie, le premier match de son sixième Mondial.

“C’est comme s’il était à une fête et qu’il sortait sur la terrasse pour fumer une cigarette”, déclarait-il. “C’est comme s’il disparaissait du terrain pour réapparaître soudainement et marquer un but. Tout le monde se demande d’où il sort, et quand ils réalisent, il est déjà trop tard”.


Source:

www.courrierinternational.com

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