« Les États-Unis et l’Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles », selon le site américain Axios. Le cessez-le-feu en vigueur depuis une dizaine de jours a déjà « été fragilisé par la reprise des frappes des deux côtés et la menace du président américain Donald Trump de relancer la guerre et de « terminer le travail » ».
« C’est une danse au bord du précipice à laquelle il va falloir s’habituer, écrit Libération. Tout au long du week-end, les États-Unis et l’Iran ont joué à se faire peur en échangeant des missiles, drones et amabilités par voie de communiqués interposés ». Mais les deux États se sont « bien gardés de dépasser un point de non-retour », poursuit le quotidien français.
À Rome, la Repubblica n’est pas aussi optimiste. « Le régime iranien répare les dégâts causés par les bombardements » américains. Samedi, les États-Unis ont mené des frappes sur des sites qui avaient déjà été visés. « Les antennes nécessaires au guidage des drones et à la coordination des vedettes d’attaques » avaient déjà été mises hors service en mars et début juin, rappelle le média italien. Elles ont donc été reconstruites depuis. Et « la riposte lancée contre les bases américaines à Bahreïn et au Koweït est également significative », analyse le quotidien. En raison de « l’utilisation des missiles balistiques les plus modernes (…) qui étaient restés cachés pendant le conflit. »
Visite du Sultan d’Oman en France
La situation dans la région sera au cœur des discussions entre le sultan d’Oman et le président français. Il doit être reçu ce lundi à l’Élysée. Oman, c’est ce petit État du Golfe, de l’autre côté du détroit d’Ormuz en face des côtes iraniennes. Le sultanat a joué les médiateurs entre Téhéran et Washington avant le début de la guerre.
Pour l’Iran, les navires empruntant le détroit devraient désormais s’acquitter d’un droit de passage. Lors de cet entretien aujourd’hui, « Emmanuel Macron cherchera à dissiper le flou que Mascate entretient sur l’avenir de la gestion du détroit d’Ormuz avec l’Iran », écrit le Figaro à Paris. Selon un diplomate omanais interrogé par le journal, « il n’y aura pas de droit de péage à Ormuz, comme le réclame l’Iran, mais peut-être le paiement de services ». Difficile d’y voir plus clair pour le moment.
L’accord-cadre avec Israël divise le Liban
L’accord-cadre entre les autorités israéliennes et libanaises « est contradictoire et impossible à appliquer », estime le président de la Chambre des députés, Nabih Berri dans les colonnes de L’Orient-Le Jour. Le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, salue « les nombreuses voix qui ont émis des critiques contre ce texte », notamment le chef de la communauté druze, Walid Jomblatt. Nabih Berri estime qu’un courant politique hostile est en train de prendre forme.
« Derrière l’affichage diplomatique d’un accord présenté comme historique, Beyrouth reste pris entre les exigences israéliennes, les calculs iraniens et les fragilités de son propre État », estime Libération qui indique qu’un député du Hezbollah a « déjà lâché le mot qui fait trembler les mémoires libanaises en évoquant une possible « guerre civile ». Un vieux démon que l’accord, loin de dissiper pourrait aussi réveiller ».
Notamment à cause d’un point de cet accord-cadre, selon le quotidien français, celui qui prévoit la « cessation de toute action dans les enceintes politiques ou juridiques internationales, (…) sans recours devant la justice internationale pour les crimes de guerre israéliens commis au Liban, il n’y aura ni réparation symbolique, ni réparation matérielle, susceptible d’être arrachée devant les tribunaux ».
De drôles de mariages
En Allemagne, des mariages en 15 minutes, c’est « la nouvelle offre surprenante de l’Église protestante » allemande, nous dit La Croix. Vendredi, près de 370 lieux de culte protestants ont participé à l’initiative « se marier facilement » en proposant « des cérémonies de mariage et des bénédictions ». « Lancée il y a trois ans par l’Église évangélique de Bavière », c’est la première fois cette année, que toutes les Églises protestantes allemandes y participaient.
« La procédure est simple, raconte La Croix, un entretien de dix minutes avec le pasteur, le couple choisit deux titres de musique sur la liste proposée par l’organiste et sur lesquels ils entreront et sortiront de l’église. S’ensuit une cérémonie de dix minutes », et c’est réglé. Un nouveau type de cérémonie pour « proposer une solution aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas organiser une grande fête » mais qui souhaitent s’unir devant Dieu.
Source:
www.rfi.fr



