Les étudiants de la Cité internationale universitaire de Paris dénoncent les défilés de mode à répétitionOuverture dans un nouvel onglet dans l’enceinte de leur établissement. Louis Vuitton le 23 juin, Balenciaga ce mercredi 8 juillet dans le cadre de la Fashion Week Haute Couture. L’administration met en avant un contexte budgétaire difficile avec des subventions publiques qui ne cessent de diminuer. Mais ce mercredi, certains jeunes ont décidé de manifester contre la privatisation de leurs espaces au profit des marques de luxe.
Au milieu de l’écrin de verdure de la Cité Universitaire, des générateurs d’électricité installés pour le défilé grondent. D’immenses tuyaux d’évacuation ressortent des fenêtres, ils recrachent l’air chaud des climatiseurs prévus pour l’événement. Max, un ancien résident, est très mal à l’aise : « Il y a un décalage entre d’un côté des étudiants qui galèrent pour survivre et de l’autre l’étalement de la mode et de l’argent. Je trouve ça terrible. Le bien-être des résidents passe au second plan. »
« On le fait pour eux »
La cantine du Crous, la piscine, la bibliothèque et la salle de sport sont restés fermés toute la journée. Le montage et le démontage du défilé auront duré deux semaines. Deux semaines de travaux et de bruit pour quelques minutes de spectacle. “Pourquoi devons-nous nous soumettre aux demandes des entreprises qui détruisent l’écologie et le monde ?, se demande Priscilla, une étudiante mexicaine, ce n’est pas ça la vie étudiante !”
Organiser des défilés permet à la Cité Universitaire de remplir ses caisses alors que les dotations publiques du ministère de l’Enseignement supérieur ont encore diminué et que la fondation a perdu des subvention régionales. Blandine Sorbe, déléguée générale de la Cité internationale universitaire de Paris défend : « grâce aux recettes des défilés, on va pouvoir dès cet été rénover des chambres et des sanitaires. Si on accueille ce type d’événements, c’est avant tout pour eux et pour que les conditions d’accueil soient plus favorables ». Pour ce qui est du manque de transparence pointé par les résidents, Blandine Sorbe promet à l’avenir plus de concertation et de dialogue.

Source:
www.radiofrance.fr



