Dans La Tribune Dimanche, le dirigeant détaille également les plans de l’énergéticien concernant les investissements dans l’hydroélectricité.
Alors qu’EDF fête ses 80 ans, son nouveau président, Bernard Fontana, entend s’appuyer sur la stratégie d’électrification du pays annoncée par le gouvernement pour accélérer les investissements dans le nucléaire. Dans un entretien à La Tribune Dimanche, le dirigeant revient notamment sur le déploiement des nouveaux réacteurs EPR2 et leur financement.
« Un accord a été trouvé assez rapidement avec l’État sur le financement des six premiers EPR2 », affirme-t-il. « Nous en finalisons actuellement les modalités, notamment avec la Caisse des dépôts, par le biais d’un prêt. Le programme poursuit son avancement sous la supervision de la délégation interministérielle au nouveau nucléaire. Nous travaillons comme prévu à une décision finale d’investissement à la fin de l’année ».
D’autant plus que l’État a demandé à EDF la construction de huit EPR2 supplémentaires. « Nous analysons les critères techniques mais aussi l’engagement des Régions. Plusieurs territoires sont déjà très désireux d’accueillir ces nouveaux réacteurs. L’étude sera remise à la fin de l’année ».
Enquête de Bruxelles
Côté autorisation européenne, Bernard Fontana assure « avoir confiance sur le fait que l’on trouvera une solution, d’autant plus que c’est dans l’intérêt de la France et de l’Europe de bénéficier de ces équipements: ils participent à la compétitivité et à la stabilité du système électrique européen ».
Rappelons que la Commission européenne a ouvert une enquête, mi-avril, sur le financement public du projet de ces nouveaux réacteurs nucléaires. Bruxelles, dans cette procédure classique, entend vérifier si le soutien de l’État français est bien compatible avec les règles de la concurrence au sein de l’UE.
Si le nucléaire reste la priorité, EDF entend réinvestir dans l’hydroélectricité (les barrages) en s’appuyant sur une loi de relance. « C’est une étape majeure, elle nous permet de réengager 4,5 milliards d’euros d’investissements. C’était nécessaire, certains ouvrages ont entre 60 et 80 ans. Il faut réinvestir pour assurer leur extension de vie, augmenter leur puissance quand cela est possible et développer des stations de transfert d’énergie par pompage pour optimiser le système. C’est un outil de flexibilité inestimable pour gérer une ressource en eau de plus en plus précieuse ».
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