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« Des viols répétés presque chaque week-end » : le témoignage poignant de Coline Berry, qui accuse son père Richard Berry d’inceste

« La justice qui m’a dit que c’était trop tard », a dénoncé Coline Berry à l’Assemblée nationale mercredi, se prononçant « pour l’imprescriptibilité » de l’inceste.

Elle est « née dans la violence », selon ses mots. Coline Berry a ainsi livré ce mercredi son témoignage sur sa jeunesse, accusant notamment son père, l’acteur Richard Berry, d’inceste, à l’Assemblée nationale, devant la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales.

« C’étaient des viols répétés presque chaque week-end. Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flûte. Je garde encore aujourd’hui le souvenir de l’odeur. Le souvenir des sensations. Le souvenir des images. Des traces qui restent et qui ne s’effacent pas », a déclaré la fille de Richard Berry et de l’actrice Catherine Hiegel.

La psychothérapeute, née en 1976, a ensuite continué : « l’inceste, ce n’est pas qu’un moment. C’est un climat. C’est une imprégnation lente, diffuse, constante. Il y avait les gestes, les baisers, les chatouilles, les jeux imposés. Mais il y avait aussi l’absence de pudeur, la nudité, les portes ouvertes, les corps exposés, y compris dans les rapports sexuels. »

« Droit à l’oubli de qui ? »

« Le point de départ », selon Coline Berry, ce sont les violences psychologiques et physiques de son père envers sa mère, « il lui a donné des coups dans le ventre, il lui a perforé un tympan ». Des faits entourés de « silence » : « On ne parlait pas. On ne nommait pas. On ne dénonçait pas la figure paternelle », a-t-elle poursuivi à l’Assemblé.

L’enquête visant l’acteur Richard Berry, accusé d’inceste par sa fille Coline Berry, a été classée sans suite en août 2022 pour cause de prescription. Elle accusait son père de viols et d’agressions sexuelles dans les années 1984-1985, alors qu’elle avait moins de 15 ans, ce qu’il a toujours nié.

« La justice qui m’a dit que c’était trop tard (…) Mais trop tard pour qui ? Droit à l’oubli de qui ? », a déploré Coline Berry mercredi, se disant « pour l’imprescriptibilité et pour la suppression de la non-rétroactivité des lois pour les victimes d’hier ». Elle a par ailleurs espéré que les conclusions de la commission ne resteront pas « lettre morte ».


Source:

www.leparisien.fr

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