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EN DIRECT, guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky dénonce le « cynisme absolu » de la Russie après une attaque ayant visé des secouristes

L’Assemblée nationale débat d’une nouvelle hausse budgétaire pour les armées

Les députés ont entamé, lundi, l’examen d’une loi actualisant la programmation militaire votée en 2023, déjà dépassée à l’heure du retour de la guerre en Europe et de l’embrasement au Moyen-Orient.

Ce projet de loi, qui fixe d’ici à 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises, prévoit 36 milliards d’euros de plus pour atteindre 436 milliards d’euros d’investissements budgétaires d’ici à 2030. A cela doivent s’ajouter quelque 13 milliards d’euros extrabudgétaires (de recettes immobilières ou de revenus du service de santé des armées par exemple).

Ouvrant les débats dans l’hémicycle, la ministre des armées, Catherine Vautrin, a défendu « la nécessité d’accélérer, de densifier notre effort de réarmement », invoquant « les retours d’expérience » d’« Ukraine comme du Proche et Moyen-Orient, mais aussi de la crise [due au] Covid ».

La trajectoire prévue aboutirait en 2030 à un budget militaire annuel de 76,3 milliards (2,5 % du PIB). Elle devra toutefois être validée, ou remise en cause, chaque automne à l’occasion des débats sur le budget de l’Etat, et sera percutée par la prochaine présidentielle.

S’il ne prévoit pas de modifier le format des armées, le projet de loi – quelque 700 amendements doivent être examinés d’ici à jeudi soir – met l’accent sur des postes d’investissement jugés nécessaires, à l’instar des munitions et des drones. Il entend aussi créer un nouvel « état d’alerte de sécurité nationale », permettant de déroger à plusieurs règles (de construction, d’expropriation, ou environnementale) en cas de « menace grave » pour la nation.

La mesure suscite l’inquiétude à gauche, qui redoute un nouveau « régime d’exception » aux critères d’activation « trop flous ». L’objectif est de pouvoir s’adapter à un contexte qui n’est plus ni « un temps de paix » ni un « temps de guerre », « sans toucher aux libertés publiques », a défendu Mme Vautrin.

Un vote solennel est prévu le 12 mai à l’Assemblée nationale. Le projet de loi est ensuite attendu au Sénat à partir du 2 juin.


Source:

www.lemonde.fr

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