Exclu. Sabrina : “Ma carrière, c’est autre chose que le tube Boys ”

« Boys, boys, boys, I’m looking for a good time. Boys, boys, boys, get ready for my love ». En 1987, Sabrina déboulait et connaissait un succès phénoménal avec ce refrain entêtant, accompagné d’un clip qui a fait tourner bien des têtes… même si la chanteuse le déteste. En 2026, la chanteuse italienne nous parle encore d’amour avec son titre Love in Rio.

Cette chanson a toutefois une petite particularité : en effet, Sabrina l’interprète en duo avec Lia One, une artiste générée par IA. Voilà qui interpelle et qui a donné envie à Télé-Loisirs de parler à la chanteuse, qui nous a accordé une interview exclusive.

Sabrina : « On ne sait pas où l’IA va nous amener, mais je vois plutôt ça d’un œil positif »

Télé-Loisirs : Vous voilà de retour avec une nouvelle chanson ! Comment est-elle née ?

Sabrina : Elle a été écrite et composée par les deux « pères » de Lia. Au départ, elle s’intitulait Boys in Rio. C’est pour ça qu’ils ont pensé à moi. Il se sont dit que ça pouvait être intéressant d’associer une vraie chanteuse avec une interprète créée entièrement par IA. C’est une vraie expérience !

Avez-vous hésité à vous lancer dans ce projet ?

Oui, j’y ai beaucoup réfléchi parce que, même s’il y a des choses bien avec l’IA, il y a encore beaucoup d’incertitudes. On ne sait pas où ça va nous amener, mais je vois plutôt ça d’un œil positif.

De nombreux artistes craignent que l’IA ne les remplace. Partagez-vous leur avis ?

Non, je ne pense pas ! L’IA n’a pas de conscience et jamais, jamais elle ne prendra la place des artistes. L’IA n’a pas notre compréhension, ce ne sont que des datas. En revanche, la science peut nous aider : grâce à l’IA, on va plus vite.

Pour cette chanson, vous avez rejoint l’écurie JLA Disc. Connaissiez-vous Jean-Luc Azoulay avant ?

Non, c’est lui qui m’a contactée. Je suis allée en studio avec lui et ça s’est très bien passé. Jean-Luc a les idées très claires et moi, j’aime les gens qui ont une forte personnalité. Je me sens très bien dans son groupe.

Sabrina : « À chaque fois que j’atterris à Paris, je me sens comme à la maison »

Outre cette chanson, vous êtes actuellement sur les routes de France avec la tournée Stars 80 Forever…

Oui et je suis très heureuse de faire partie de cette troupe. Plus qu’un spectacle, c’est devenu une comédie musicale. Il y a une énergie folle tous les soirs. Du début à la fin du show, les gens s’éclatent, chantent, dansent. Nous, les artistes, on s’amuse énormément. C’est un bonheur sans cesse renouvelé et je mesure la chance que j’ai, d’autant que je suis la seule étrangère.

C’est vrai que la France vous a vraiment adoptée !

Oui et ça me fait chaud au coeur ! À chaque fois que j’atterris à Paris, je me sens comme à la maison.

Vous êtes en couple avec Enrico Monti depuis les années 90. Ce n’est pas trop dur, la vie de couple, en étant si peu en Italie ?

C’est vrai que je suis souvent à l’étranger et que je passe moins de la moitié de l’année en Italie, mais lui aussi travaille beaucoup ! Il y a des moments où l’on ne se voit pas du tout et d’autres où l’on arrive à être tout le temps ensemble. Ça fait vraiment partie de notre vie. En revanche, quand on se retrouve, on est très heureux !

Vous êtes maman d’un grand garçon de 22 ans, Luca. Ça a été facile de concilier votre carrière et votre vie de mère ?

Ça a été un peu difficile quand il était tout petit, mais j’ai la chance d’avoir un fils dont je suis très fière. Il fait de la boxe, il fait des hautes études. C’est un garçon que j’estime beaucoup, parce qu’il a une tête bien faite. Il a déjà des idées très précises pour son avenir, qui va changer dans quelques mois. Et comme maman, j’apprends beaucoup de lui, parce qu’il a toujours été très sage. C’est une belle âme.

Boys (Summertime Love) est sorti en 1987. Vous n’êtes pas lassée de la chanter depuis bientôt 40 ans ?

Pas du tout, parce que le public est différent tous les soirs. Et puis c’est un titre qui est plein d’énergie, qui me représente toujours aussi bien aujourd’hui que quand j’avais 19 ans. Je trouve que j’ai de la chance d’avoir une chanson comme celle-là !

Et que l’on réduise souvent votre carrière à ce seul titre, ça vous agace ?

Sincèrement, je m’en moque. Ça fait quarante ans que je travaille. J’ai travaillé dans le théâtre, à la télévision, dans le cinéma, dans la musique. Je suis en train de préparer un podcast et mon nouveau show télévisé. J’ai toujours évolué dans le show-business et je ne me suis jamais arrêté… sauf quand je suis tombé enceinte ! Je comprends qu’en dehors de l’Italie, les gens pensent que Boys (Summertime Love) est la chose la plus importante, parce qu’elle s’est vendue à 20 millions d’exemplaires. Mais ma carrière, c’est autre chose…

Quand vous regardez dans le rétroviseur vos bientôt 40 ans de carrière, avez-vous des regrets ?

Aucun, mais j’ai beaucoup de rêves. Parce que les rêves, ça aide à vivre ! Mais je les garde pour moi (rires).


Source:

www.programme-tv.net

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