Le mystère est toujours là. Aucun des rongeurs capturés et analysés dans la province argentine de Mendoza (ouest) n’appartenait à l’espèce pouvant être porteuse de la souche de hantavirus transmissible entre humains, a indiqué vendredi le ministère de la Santé dans un rapport préliminaire.
Des rongeurs ont été capturés à Mendoza dans le cadre des recherches menées pour retrouver un éventuel foyer d’hantavirus dans cette province. Une mission similaire a été menée à Ushuaïa d’où avait appareillé le navire de croisière Hondius à bord duquel un foyer d’infection avait déclenché début mai une alarme mondiale (13 cas confirmés, 3 décès).
Contrairement à des provinces patagoniennes comme Chubut, Rio Negro et Neuquen, la Terre de Feu n’a, comme Mendoza, pas de circulation avérée de la souche « Andes » de l’hantavirus impliquée sur le Hondius et transmissible d’humain à humain. « Lors de l’identification préliminaire effectuée sur le terrain, aucun spécimen d’Oligoryzomys longicaudatus, principal réservoir connu du virus Andes, n’a été détecté », a indiqué le ministère de la Santé dans son rapport.
L’origine du foyer toujours méconnue
« Les études de terrain que nous avons menées jusqu’à présent n’ont pas apporté d’éléments permettant de confirmer que les spécimens capturés sont infectés », y déclare Carla Bellomo, du Service de biologie moléculaire de l’institut Malbran de Buenos Aires, précisant que les analyses de laboratoire sur les échantillons obtenus se poursuivaient toutefois.
Des biologistes avaient installé plus de 250 pièges dans différents secteurs de la périphérie de Malargüe, ville de la province de Mendoza traversée par le « patient zéro ». Ce dernier, un passager néerlandais depuis décédé, avait également séjourné 48 heures en Terre de Feu avant d’embarquer.
Avant de se rendre à Ushuaïa, il avait sillonné pendant quatre mois l’Argentine, avec des incursions au Chili, où l’hantavirus est aussi présent, et en Uruguay. Mais l’origine du foyer n’a toujours pas été identifiée.
Autorités et scientifiques de la Terre de Feu ont depuis le début battu en brèche l’hypothèse selon laquelle la contamination du Hondius serait partie d’Ushuaïa. La province, soulignaient-ils, n’a pas eu de cas d’hantavirus depuis que sa notification est devenue obligatoire il y a 30 ans. Les captures de rongeurs visaient à vérifier si c’est toujours le cas. Les résultats sont toujours attendus.
Source:
www.leparisien.fr



