Le président américain menace de mettre fin aux négociations si l’Iran insiste pour percevoir des frais dans le détroit d’Ormuz.
Donald Trump a assuré mercredi que l’Iran avait garanti aux États-Unis qu’il n’y aurait pas de péage dans le détroit d’Ormuz, point d’achoppement des discussions entre les deux pays.
« L’Iran a informé les États-Unis que, malgré les informations contraires diffusées par les médias menteurs perturbateurs, il n’y a AUCUN PÉAGE, AUCUN FRAIS D’ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS DE QUELQUE NATURE QUE CE SOIT demandés ou perçus par l’Iran sur les navires transitant par le détroit d’Ormuz », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Il a menacé de mettre fin aux négociations dans le cas contraire.
La veille, l’Iran et Oman ont fait savoir mardi qu’ils allaient étudier les « coûts » qui pourraient être facturés pour des services liés à l’administration du détroit. Toutefois, mercredi, Oman a indiqué qu’aucun péage ne serait imposé aux navires. Le protocole d’accord conclu entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre prévoit que le passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz se fera sans frais « pendant 60 jours uniquement ».
Reprise progressive du trafic
Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les États-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l’Iran, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l’économie mondiale. Les cours du pétrole sont en baisse mercredi, le marché est rassuré par la reprise progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz et par les nombreuses initiatives portant à augmenter rapidement l’offre de brut.
Les estimations indiquent qu’environ 6 à 7 millions de barils par jour de pétrole ont transité par le détroit ces derniers jours », affirment les analystes d’ING. C’est encore loin des près de 20 millions de barils par jour qui y transitaient avant le début de la guerre au Moyen-Orient, mais depuis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont considérablement augmenté leurs exportations d’or noir via des pipelines et des ports permettant de contourner le détroit d’Ormuz.
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