Pour l’instant, ce n’est qu’une ombre. Mais elle plane déjà bruyamment sur le principal rendez-vous démocratique de la vie politique française : l’élection présidentielle, prévue dans un peu plus de huit mois. Voilà donc qu’en deux semaines, trois candidats plus ou moins officiellement engagés dans la course à l’Élysée ont été la cible d’organismes russes spécialistes de la désinformation. Avec un objectif transparent : nuire.
Dans l’ordre d’apparition des opérations de déstabilisation : le maire (Horizons) du Havre en Seine-Maritime, Édouard Philippe, l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann, suivi du patron de Renaissance, Gabriel Attal. À chaque fois, un même procédé visant à colporter des fausses informations : l’apparition sur les réseaux sociaux de posts malveillants concernant l’état de santé du premier, de fausses images de la compagne du second soudoyant des médias, divers mensonges concernant le dernier, accusé, fausses unes de médias à l’appui, d’être atteint de la maladie de Parkinson ou d’entretenir des liens avec des trafiquants de drogue.
Source:
www.leparisien.fr




