Sous le chapiteau Normandie, à 21h55, les foules coiffées d’un béret rouge ou noir dévorent des pots de rillons grillés et de saucissons à l’ail. Ça ripaille en chansons cultes. « Terre brûlée au vent… » soufflent, sur la scène, cinq jeunes bondissants à la marinière. Les spectateurs reprennent à tue-tête « Les Lacs du Connemara » de Michel Sardou. Près d’un drapeau normand aux deux léopards, des équilibristes montent sur les bancs des tables puis improvisent une Marseillaise, le poing ou le verre levé. Voici, en l’espace de quelques secondes, un condensé du Festival des canonniers, mélange de bonne chère 100 % hexagonale et de fierté à la fois nationale et régionale.
Orchestrée par le controversé Canon français, qui organise depuis quatre ans des banquets un peu partout en France, cette immense kermesse franchouillarde aux six chapiteaux a pris ses quartiers, les 12 et 13 juin, dans le champ d’un domaine de châtelains à Mauléon (Deux-Sèvres), aux portes de la Vendée. Avec toujours la même formule maison : « La convivialité au service du terroir et du patrimoine ».
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