« Le fait qu’il y ait cette canicule peut être un facteur déclenchant des violences » faites aux femmes, redoute, jeudi 25 juin, sur France Inter, Françoise Briet, présidente de la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF), alors que 72 départements sont en vigilance rouge pour canicule.
Ce sont « souvent des hommes qui étaient violents avant la canicule et qui vont utiliser n’importe quel prétexte pour devenir violents, en tous les cas poursuivre leurs violences », précise l’ancienne directrice générale de la Fédération nationale Solidarité Femmes, qui a créé le 3919, le numéro d’appel violences-femmes-infos.
« Un facteur révélateur »
Parmi les prétextes de violences domestiques, il peut y avoir, par exemple, le retard pris dans « la préparation des repas pour les enfants », « donc la canicule, évidemment, va être un élément déclencheur de ces violences », insiste Françoise Briet.
La canicule « c’est un facteur révélateur et un facteur aggravant des violences », comme peut l’être « l’alcool ». Ce sont « des conditions qui vont déclencher ces violences, en tous les cas les exacerber », analyse Françoise Briet. Elle appelle à « une grande vigilance parce que ce sont des facteurs aggravants qui peuvent aboutir parfois à des féminicides ou à des actes de violence extrême » envers les femmes.
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