Ingérence étrangère. Guerre hybride. Brouillard informationnel. Ces concepts barbares, qui ont émergé au cours de la dernière décennie, font désormais partie de notre vocabulaire comme de notre quotidien. Et pourtant, ils ne nous sont toujours pas familiers. Car ils décrivent une menace floue, aux contours poreux : la manipulation de l’information par un acteur étranger, à une échelle inédite dans l’histoire de l’humanité, dans le but de saper nos institutions et de déstabiliser nos démocraties.
La Russie en a fait son arme de prédilection : documentées dès 2015 par le New York Times, ses usines à trolls — des hackers ou militants grassement payés, aujourd’hui remplacés par des robots — pilonnent, depuis Saint-Pétersbourg, la Toile numérique de fake news. En reprenant les codes de médias traditionnels ou d’institutions reconnues, ils cherchent à créer une vérité alternative, qui sert les intérêts de Vladimir Poutine. Et en ciblant ces derniers jours les candidats à la présidentielle critiques envers la politique du président russe, ils tentent d’influer sur le scrutin de mai 2027.
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www.leparisien.fr




