Le Conseil d’État a rejeté lundi les demandes d’annulation du décret nommant Najat Vallaud-Belkacem au poste de conseillère maître à la Cour des comptes. Plusieurs députés du Rassemblement national, à la tête desquels Jean-Philippe Tanguy, étaient à l’origine du recours. Ils invoquaient alors l’« excès de pouvoir ».
Pour l’institution, la signataire du décret a « reçu délégation » du Premier ministre pour signer le décret, ce que contestaient notamment les députés RN.
La polémique autour de cette nomination avait enflé après la publication d’un article du Canard Enchaîné affirmant que le Premier ministre, François Bayrou, envisageait d’appuyer un prétendu souhait du président de la Cour des comptes d’y nommer l’ex-ministre de l’Éducation nationale, en échange de l’assurance que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et mari de l’ancienne ministre, Boris Vallaud, abandonne l’idée d’une censure du gouvernement du budget à l’automne.
« Quelle blague ! »
« Quelle blague ! », avait réagi Najat Vallaud-Belkacem dans un message posté sur X, précisant qu’elle avait utilisé la voie d’un concours. Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy avait alors menacé d’attaquer cette nomination au Conseil d’État, critiquant « la République des copines et des coquins ».
« Elle est arrivée par une procédure de recrutement professionnel parfaitement objective, parfaitement collective et sans que je sois intervenu en quoi que ce soit », avait affirmé le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici.
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