«Le supplément du dimanche» du 26 avril 2026

En première partie de ce supplément du Grand reportage, nous voici au cœur de Khartoum, la capitale soudanaise très meurtrie. En seconde partie. Comment protéger les fonds marins au Cambodge et des pêcheurs sans scrupule qui raclent les fonds avec des chaluts ? En piégeant les filets avec des blocs de béton qui vont tout déchirer.

Khartoum se relève mais n’oublie pas

Le Soudan est entré dans sa quatrième année de guerre, la semaine dernière. Une guerre dont le bilan pourrait atteindre 150 000 morts, selon des ONG. Entre 11 et 13 millions de déplacés et réfugiés. C’est en 2023, le 15 avril, qu’à Khartoum, la capitale, des combats éclataient entre l’armée du général Al Burhan, et les Forces de soutien rapide des paramilitaires, commandés par le général Hemedti.

Depuis près d’un an, Khartoum, l’ombre d’elle-même, très marquée par les combats, est de nouveau contrôlée par l’armée, après deux années d’occupation par les FSR. L’attitude extrêmement violente de ces dernières… avec de terribles exactions et des crimes sexuels, a laissé un profond traumatisme collectif.

Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s’entretient avec Jacques Allix.

Un paysan soudanais sur l’île de Tuti réinvestie par ses habitants après avoir fui les combats, le 17 avril 2026. © KHALED DESOUKI / AFP

 

Au Cambodge, parpaings contre chalutiers

Comment protéger les poissons ? Surpêche, chalutage illégal : souvent bien difficile de repérer les fraudeurs. Le long des côtes cambodgiennes, une solution se dessine. 5 000 blocs de béton sont en train d’être disposés sous l’eau pour dissuader les pécheurs de venir traîner là leurs filets. Historiquement au Cambodge, on mange surtout du poisson d’eau douce issu du Mékong. Pour diversifier la ressource, on regarde maintenant vers la mer. Mais déjà, des menaces planent.

Face aux techniques plus performantes de chalutage pirate, l’organisme MCC a donc développé un projet en béton.

Un Grand reportage de Juliette Buchez (épaulée de Len  Len) qui s’entretient avec Jacques Allix.

 

Baie de Kep. Des volontaires rémunérés transportent chaque bloc de 100kg de la proue à la poupe avant qu'ils ne soient largués puis assemblés par les plongeurs sous l'eau.

Baie de Kep. Des volontaires rémunérés transportent chaque bloc de 100kg de la proue à la poupe avant qu’ils ne soient largués puis assemblés par les plongeurs sous l’eau. © Juliette Buchez/RFI


Source:

www.rfi.fr

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