« Il n’est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. » ExtraitUn mystère impénétrable enveloppe la vie et l’œuvre d’Isidore Ducasse qui écrivit à l’âge de 23 ans, entre 1868 et 1869, sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror. L’œuvre est publiée en 1869, un an avant la mort prématurée de son auteur, mais ne sera pas diffusée, du fait de son caractère éminemment subversif. Elle fut découverte au début du XXème siècle par les surréalistes, notamment par André Breton qui la cite dans son Manifeste.
Au fil de ce long poème en prose en six chants, on suit l’itinéraire – sorte de course à l’abîme – de Maldoror, personnage mystérieux, pervers et maléfique qui renie la morale et Dieu jusqu’à en devenir l’incarnation même du Mal. Œuvre inclassable, épopée de la peur, des ténèbres et du Mal, aux images sublimes et d’une féroce noirceur, Les Chants de Maldoror n’en finissent pas d’exercer sur nous un pouvoir de fascination.Une soirée pensée en écho au spectacle de Julien Gosselin Maldoror, dans la Cour d’honneur.
En public et en direct du Festival d’Avignon du jardin du musée Calvet
Avec Micha LescotMusique Franck VigrouxRéalisation : Cédric AussirAssistante à la réalisation : Aurélie MiermontPrise de son, montage et mixage : Pierric Charles, Antoine Hespel, Romain Lenoir
Source:
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