Lors d’une conférence de presse, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a refusé de dire ce mardi si les États-Unis possédaient des dauphins kamikazes.
Et si des dauphins chargés d’explosifs et entraînés par l’Iran venaient à s’en prendre aux navires américains dans le détroit d’Ormuz? Cette hypothèse a été évoquée lors d’une conférence de presse ce mardi 5 mai. Lors de celle-ci, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth s’est montré laconique, indiquant qu’il ne peut « ni confirmer, ni infirmer » si les États-Unis possèdent des dauphins kamikazes.
« Mais je peux confirmer qu’ils [l’Iran] n’en ont pas », a-t-il assuré.
De son côté, le chef d’état-major des armées des États-Unis, Dan Caine, a affirmé « n’avoir jamais entendu de dauphins kamikazes ».
« C’est comme des requins avec des lasers, non? », a ironisé le militaire, une référence au film Austin Powers: L’Espion qui m’a tirée.
Un mystérieux béluga avec un harnais
L’utilisation de dauphins à des fins militaires n’est pas si farfelue que ça. Ce sont les États-Unis et la Russie qui ont développé des programmes en ce sens, un héritage de la Guerre Froide.
Dès les années 1960, la marine américaine avait mis en place un programme d’entraînement de mammifères marins à San Diego, exploitant les capacités exceptionnelles d’écholocalisation des dauphins pour détecter des mines sous-marines, repérer des plongeurs ennemis et sécuriser des zones stratégiques, notamment durant la Guerre du Vietnam puis la guerre d’Irak en 2003, comme l’explique la chaîne publique PBS.
Encore en avril 2022, les États-Unis ont affirmé, images aériennes à l’appui, que la Russie avait installé dans une base en Crimée deux enclos pour dauphins. La péninsule abritait durant la Guerre Froide un centre d’entraînement destiné aux mammifères marins depuis 1965. Une base fermée à la chute de l’URSS en 1991. L’objectif des Russes pouvait d’empêcher des plongeurs ennemis de s’y infiltrer.
Les Américains ont, eux, entraîné des dauphins à devenir de potentiels saboteurs et à espionner les sous-marins nucléaires soviétiques. Via les projets Oxygas et Chirilogy, Washington voulait utiliser ces mammifères, dotés d’un sonar particulièrement efficace, pour placer des explosifs sur des navires ennemis, déposer des balises acoustiques ou des outils de détection de missile dans les ports soviétiques. Mais ces programmes ont été par la suite abandonnés.
En 2019, un béluga portant un harnais avait été retrouvé par des pêcheurs au large de l’île d’Ingoya, au nord de la Norvège. Son équipement a laissé penser à certains spécialistes que l’animal s’était échappé d’un programme d’entraînement russe.
Source:
www.bfmtv.com



