17 ans après sa disparition, Michael Jackson est toujours une star. C’est en tout cas ce qu’est en train de prouver son biopic, sorti le 22 avril dernier, qui remplit les salles de cinéma du monde entier malgré des critiques très négatives à son égard. La preuve, s’il en fallait une, que le statut de star ne s’invente pas et que l’influence d’un grand artiste peut briser les frontières générationnelles.
Le film d’Antoine Fuqua avec Jaafar Jackson ne fait pas vraiment honneur à la musique de MJ, trop préoccupé à rappeler combien il vendait beaucoup d’albums et gagnait énormément d’argent de son vivant, mais c’est probablement la meilleure occasion de se replonger dans la vaste discographie de l’ex-chanteur des Jackson 5. Si vous sortez du cinéma et que vous ne savez pas où commencer dans votre redécouverte de l’œuvre du Roi de la pop, GQ a sélectionné pour vous les cinq albums incontournables de Michael Jackson.
5. HIStory: Past, Present and Future, Book I (1995)
Un double-album compliqué à définir car HIStory: Past, Present and Future, Book I est composé à la fois d’un best-of et d’un disque de chansons inédites. Moins cohérent que ses précédents disques mais riche de quelques très bons titres (“Scream” en duo avec sa sœur Janet ou “They Don’t Care About Us”), ce neuvième album n’en demeure pas moins l’un des plus personnels de l’artiste, dans lequel sa science du tube s’exprime au milieu de “plus petits” morceaux et de reprises inattendues, comme celle de “Smile” de Charlie Chaplin. Sorti deux ans plus tard, l’album de remixes Blood on the Dance Floor: HIStory in the Mix (avec quelques étonnantes merveilles comme “Morphine”) permet de mieux saisir l’euphorie créative dans laquelle l’artiste est à ce moment-là. Les derniers instants, sans doute, de son âge d’or artistique.
4. Bad (1987)
Comment succéder à l’album le plus vendu de tous les temps ? Vous avez deux possibilités : essayer vainement de reproduire l’incroyable succès que vous avez connu ou prendre la tangente et vous renouveler ? Troisième et dernier album de Michael Jackson produit par Quincy Jones, Bad a fait le choix de la prise de risque et l’a bien fait. Plus fort que jamais, dans sa voix et sur scène, le Roi de la pop se montre plus insolent, plus hybride, malaxant dans sa pop imparable l’énergie du hip-hop et les guitares foudroyantes du rock. Le single éponyme, qui ouvre l’album, est l’un des titres les plus populaires de la discographie de MJ (immortalisé par un clip mémorable signé Martin Scorsese) mais ce qui suit est tout aussi saisissant : “The Way You Make Me Feel”, “Liberian Girl”, “Smooth Criminal” ou encore “Leave Me Alone”. Le plus beau morceau du disque, “Man in the Mirror”, affirme le chanteur en nouveau super-héros de la musique américaine, espérant faire bouger les lignes avec ses chansons. L’ambition est peut-être naïve, elle est aussi complètement bouleversante dans ce morceau.
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