L’Union Bordeaux-Bègles (UBB) peut rêver du doublé. Vainqueur de la Champions Cup pour la première fois de son histoire en 2025, le club girondin s’est de nouveau qualifié pour la finale de la prestigieuse compétition européenne, dimanche 3 mai, en s’imposant face aux Anglais de Bath (38-26), dans le stade Matmut Atlantique. L’UBB défendra son titre le 23 mai, à Bilbao (Espagne), face aux Irlandais du Leinster, tombeurs de Toulon (29-25), samedi.
Bousculés par la formation de Finn Russell, les Bordelo-Béglais sont finalement sortis victorieux d’un âpre combat, en parvenant à inscrire cinq essais, dont deux dans les dix dernières minutes de la rencontre, par Ben Tameifuna (69ᵉ) et Temo Matiu (77ᵉ). Des réalisations qui leur ont permis de prendre le large alors que leurs adversaires étaient revenus à seulement cinq points au tableau d’affichage après l’essai inscrit par Louie Hennessey pour Bath (51ᵉ).
Cette équipe de l’UBB progresse finalement à vue d’œil. Un an après avoir fait tomber le grand Stade toulousain en demi-finales (38-15), trois semaines après avoir remis ça face aux Rouge et Noir en quarts (30-15), elle a de nouveau frappé fort en écartant Bath. Ses certitudes s’étaient pourtant effritées la semaine dernière, en raison d’une défaite inquiétante à domicile face à Montpellier (21-23), en championnat.
« On a grandi »
Mais le club girondin est dans son jardin dès que l’hymne de la Champions Cup retentit, loin d’être perturbé par le coup d’envoi retardé de dix minutes en raison des intempéries ou par l’enjeu. « C’est dans ces matchs-là qu’on a grandi, qu’on montre qu’on a plus d’expérience », témoignait Maxime Lucu, auteur d’un essai (35ᵉ), au micro de France Télévisions après la rencontre.
Réputée de longue date pour la capacité de sa ligne arrière à engloutir les espaces, la formation de l’entraîneur Yannick Bru, suspendu et en tribune, a une fois de plus montré qu’elle avait aussi la défense chevillée au corps. Dans un premier acte où les longues séquences ont plus souvent été à la faveur des Anglais, nantis de 61 % de possession à la pause, les coéquipiers de Matthieu Jalibert ont su faire le dos rond, arc-boutés dans leur cinq mètres.
« Bath joue vraiment bien, ils sont solides et nous ont posé pas mal de problèmes mais on a répondu présent », expliquait l’international tricolore après le match. Avec des plaquages à tout-va, des grattages précieux lorsque les Anglais ont pu franchir et un jeu au pied maîtrisé pour se donner de l’air, l’UBB a d’abord construit son match sur une défense de fer. Mais quand ils en ont eu l’opportunité, les Bordelo-Béglais ont frappé, fort et très tôt dans le match, grâce aux essais de Marko Gazzotti (2ᵉ) et Louis Bielle-Biarrey (15ᵉ).
Le Leinster, un adversaire expérimenté
Loin d’abdiquer malgré un débours de douze points à la pause (12-24), les joueurs de Bath sont revenus en deuxième période avec l’intention d’occuper le camp adverse. L’orage n’aura pas duré longtemps, puisque l’UBB est donc parvenue à reprendre le large pour remporter un quinzième succès consécutif en Champions Cup – à une victoire du record établi par le Stade rochelais dans la compétition.
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Comme les Maritimes, qui avaient réalisé le doublé sur la scène européenne avec des titres en 2022 et 2023, les joueurs de Yannick Bru vont tenter de conserver leur trophée dans la « cathédrale » de Bilbao, le stade San Mamés, lors d’une finale prévue face au Leinster. « C’est ce qui se fait de mieux en Europe. Ils sont tout le temps dans le dernier carré, souvent en finale. Tout le monde les dit vieillissants mais ils sont costauds et bien en place. On a deux semaines pour les étudier », a expliqué Matthieu Jalibert après la rencontre.
« On est en train d’évoluer, de progresser », savourait de son côté Maxime Lucu. Encore impérial, le capitaine de l’UBB espère qu’après l’extase de Cardiff (Pays de Galles), où ses coéquipiers et lui avaient remporté le premier titre européen du club en 2025, Bilbao réservera une nouvelle fête aux joueurs et supporteurs bordelo-béglais.
Source:
www.lemonde.fr



