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Macron 2032, Edouard Philippe a déjà la confiance des banques… les indiscrétions politiques de Challenges

L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne ne croit ni à un homme providentiel, ni à une femme d’ailleurs. Mais à l’exception de Marine Le Pen (pas toujours) et de Marine Tondelier, elle remarque que les sondeurs s’abstiennent de tester des prétendantes à l’Elysée. Difficile de leur en vouloir car l’immense majorité des présidentiables sont des hommes : « Il y a une désinhibition certaine chez ces messieurs, qui s’estiment assez facilement légitimes à prétendre à la magistrature suprême. »

Celle qui a largement usé de l’article 49.3, qui permet de forcer la main du Parlement en crispant l’opinion, estime que « comme gage d’efficacité, il faut chercher des compromis qui permettent d’installer des changements dans la durée ». D’ailleurs, son mouvement s’appelle Bâtissons Ensemble. S’il n’est pas (encore ?) un parti, il a déjà un corpus idéologique publié le mois dernier sous le titre Réveillons-nous ! (éd. Robert Laffont). Pour l’instant, les (é) lecteurs dorment encore.

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Philippiste, juppéiste avant, et chiraquien précédemment, le député européen Gilles Boyer codirige la campagne présidentielle du maire du Havre. Campagne ? Pas tout à fait. « La présidentielle ne commencera vraiment qu’en janvier 2027 », prédit celui qui en compte plusieurs à son compteur. Que faire alors d’ici là ? « Être vigilant mais pas inquiet et se tenir prêt… » Le prêt, le candidat Edouard Philippe l’a déjà obtenu des banques, à hauteur de près de 11 millions d’euros, « soit la moitié du plafond pour concourir ».

Des campagnes passées, notre homme a tiré quelques principes de base à ne pas oublier, dont celui de la patience. Pas de précipitation programmatique : les équipes continuent de fourbir le « plan massif » promis. « Rien ne sert de le dévoiler trop tôt, d’autant qu’on ignore qui seront les adversaires en lice. On a eu les candidats du printemps, on aura les candidats de l’automne. »

Les proches d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal partagent une certitude : Emmanuel Macron laissera planer le doute sur son éventuel retour en 2032, date à laquelle il pourra se représenter à la présidentielle. D’ici là, son objectif serait de jouer un rôle dans l’ombre, tout en profitant d’une éventuelle embellie sondagière d’ex-président.

Deux noms circulent pour remplacer David Lisnard (LR, Cannes) à la tête de l’AMF, si ce dernier se présente à la présidentielle : Nicolas Daragon (ex-ministre LR, Valence) et Florence Portelli (vice-présidente LR de la région Ile-de-France et maire de Taverny).

« Il veut créer un UMP 2.0 » : Édouard Philippe réfléchit déjà à la création d’un mouvement présidentiel en cas de victoire en 2027

Le vice-président LR du conseil régional d’Ile-de-France, Frédéric Péchenard, qui fut directeur de la Police nationale sous Nicolas Sarkozy mais également secrétaire général de l’UMP, s’est penché sur les nouvelles propo­sitions du Rassemblement national en matière de justice, annoncées suite au meurtre de Lyhanna : « C’est un niveau café du commerce, sans aucune innovation ni considération opérationnelle. »


Source:

www.challenges.fr

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