Il s’est éteint « dans son sommeil ». L’écrivain et cinéaste franco-algérien Mehdi Charef est décédé dans la nuit de mardi à mercredi 10 juin à 73 ans à son domicile en région parisienne, ont annoncé sa famille et son éditeur à l’AFP.
« Nous garderons de lui son immense générosité, sa douceur, sa poésie, son espièglerie et son inépuisable intérêt pour les êtres humains, envers et contre leurs fragilités et leurs contradictions », ont-ils déclaré.
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Né le 24 octobre 1952 en Algérie, Mehdi Charef était arrivé en France en 1962.
En 1983, après avoir travaillé 13 ans à l’usine, il publie son roman « Le Thé au harem d’Archi Ahmed », avant de l’adapter au cinéma. Ce long-métrage qui chronique la vie d’une cité HLM de la banlieue parisienne dans les années 1980 à travers le parcours de deux jeunes, a obtenu le prix Jean-Vigo en 1985 et le César de la meilleure première œuvre en 1986.
Parmi ses autres romans figurent « Le Harki de Meriem » (1989) ou « Rue des Pâquerettes » en 2019, qui a reçu le prix littéraire de la Porte dorée.
Mehdi Charef a réalisé par ailleurs dix films dont il a écrit le scénario, comme « Miss Mona » en 1986, « Au pays des Juliets » en 1991, sélectionné au festival de Cannes, « Marie-Line » en 1999 ou « Graziella » en 2015.
(AFP)
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