Le fabricant français de câbles Nexans a annoncé un nouveau projet en Grèce, devant lui permettre de « faire tourner » ses usines jusque « mi-2028 ».
Le grand projet « Great Sea Interconnector », qui doit relier Israël, Chypre et l’Union européenne, est « toujours repoussé » pour des raisons politiques.
Chypre demeure le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent.
Le fabricant français de câbles industriels Nexans a annoncé un nouveau projet en Grèce devant lui permettre de « faire tourner » ses usines jusque « mi-2028 », a déclaré son directeur général Julien Hueber mercredi, alors que le grand projet « Great Sea Interconnector » est « toujours repoussé ».
Ce projet de connexion électrique entre Chypre et la Grèce est « toujours dans le même état, toujours repoussé » comme l’avait annoncé l’entreprise en janvier, a expliqué M. Hueber lors d’un point-presse en ligne mercredi. « Il y a des discussions au niveau politique, notamment européen. »
« Dès lors qu’on a compris qu’il était repoussé, on s’est réorienté vers un nouveau projet » permettant aux « lignes de production » de « tourner » sur un horizon de 18 à 24 mois, ce qui laisse « presque 2 ans pour que [le projet] GSI soit conclu au niveau politique », a déclaré M. Hueber.
Selon le dirigeant, l’autre contrat est en phase de négociations exclusives avec le même client grec que le GSI, IPTO, gestionnaire de réseau du pays, pour un début de production attendu en fin d’année.
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Le plus grand projet d’interconnexion de l’histoire
Nexans avait remporté à l’été 2023 un contrat de 1,43 milliard d’euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l’interconnecteur électrique EuroAsia, « le plus grand projet d’interconnexion de l’histoire » qui doit relier Israël, Chypre et l’Union européenne.
À l’époque, le directeur général d’EuroAsia Interconnector, Nasos Ktorides, avait expliqué que le projet devait mettre « fin à l’isolement énergétique de Chypre et d’Israël », en plus d’assurer « la sécurité de l’approvisionnement » et de réduire « grandement les émissions de CO₂ ».
Chypre est le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.
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Un groupe recentré sur l’électrification
En attendant, Nexans a relevé ses perspectives pour l’année 2026 après avoir réalisé 103 millions d’euros de bénéfice net au premier semestre, un tiers seulement de celui réalisé un an plus tôt. Cela s’explique par « la cession de Lynxeo, AmerCable et Autoelectric », qui contribuaient l’année précédente pour près de 230 millions d’euros au bénéfice net.

(c) AFP
Le groupe, qui s’est recentré sur l’électrification, a dit mercredi observer sur ce marché « une dynamique supérieure à celle qui avait été anticipée en 2024 », avec le développement du stockage par batteries, de l’énergie solaire ou encore des centres de données.
Il a annoncé début juin le rachat de l’américain Republic Wire, fabricant de produits en fil de cuivre et d’aluminium basé dans l’Ohio. Il précise mercredi avoir souscrit un emprunt relais de 500 millions d’euros en avril dernier et à maturité 12 mois, « en amont d’une émission sur les marchés de capitaux ».
Au 1er semestre, le chiffre d’affaires de Nexans s’est établi à 3,25 milliards d’euros sur une base standard (+5 %), c’est-à-dire en neutralisant l’effet des variations des cours des métaux.
À cours des métaux courants, le chiffre d’affaires semestriel de Nexans a progressé à 4,73 milliards d’euros, en hausse de plus de 19 %. L’entreprise est présente dans 41 pays et emploie 25 700 personnes.
© Agence France-Presse
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