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« N’oublions jamais que c’est une balle venue de l’extrême droite qui l’a tué » : à Montpellier, Jean Jaurès résonne encore en 2025


À Montpellier, la majorité municipale et des élus socialistes ont rendu hommage, ce jeudi 31 juillet, à Jean Jaurès, figure emblématique de la gauche, assassiné en 1914. Devant sa statue, le maire Michaël Delafosse et le secrétaire fédéral Julien Pradel ont salué son héritage pacifiste, tout en évoquant les enjeux des prochaines élections municipales.

La majorité municipale et des élus du Parti socialiste héraultais se sont donné rendez-vous, ce jeudi 31 juillet, jour symbolique, pour célébrer la mémoire de Jean Jaurès, sur la place éponyme à Montpellier. L’ancien journaliste, né à Castres, avait été assassiné le 31 juillet 1914 par le nationaliste Raoul Villain, au Café du Croissant à Paris. « N’oublions jamais que c’est une balle venue de l’extrême droite qui l’a tuée », s’est remémoré le maire Michaël Delafosse.

Julien Pradel lors de sa prise de parole.
Julien Pradel lors de sa prise de parole.
Midi libre – Tom Serrano

En ce milieu de matinée, pendant que les terrasses des cafés se remplissaient peu à peu, et que les passants affluaient le long de la rue de la Loge, le secrétaire fédéral de l’Hérault Julien Pradel saluait la figure de gauche. « Contrairement à une partie de ses camarades socialistes de l’époque, Jaurès n’hésita jamais à innover, franchir les lignes guidées autant que par l’exigence morale que par la finalité de son combat socialiste », déclarait-il devant la statue de l’ancien député.

Tandis que le maire rappelait l’histoire de la statue : « Elle fut détruite et fondue pendant l’occupation pour que la milice donne les balles à l’armée allemande et ce fut un acte que de réédifier cette statue. » En tant que professeur d’histoire, Michaël Delafosse a également évoqué le pacifisme de l’homme avec une comparaison contemporaine. « Il est mort parce qu’il défendait la paix. Nous n’en pouvons plus de voir ces images atroces, de familles israéliennes qui pleurent les otages et de civils Gazaouis tués. Nous voulons soutenir le camp de la paix. C’est pour ça que Montpellier est fier d’avoir un jumelage avec Tibériade et Bethléem. »

Un air de meeting

Devant une cinquantaine de personnes, les deux membres du PS en ont profité pour évoquer le scrutin municipal à venir. Le patron départemental du PS réfutait avec vigueur une union avec La France insoumise sans la nommer. « Les socialistes demeurent des partisans de l’unité des gauches. Mais c’est un combat difficile lorsque ceux qui s’en réclament formellement passent leur temps à décrier, voire défaire les transformations sociales et écologiques indispensables. » Avant d’enchaîner avec véhémence : « Comment unir des ardents défenseurs de la laïcité que nous sommes avec ceux qui voudraient la détourner de son sens originel au nom d’un clientélisme communautaire qui ne dit pas son nom ? »

Tandis que le maire pointait le gouvernement. Ce dernier tente « de s’acheter une virginité jaurésienne avec un tweet », tout en rétablissant le Service national universel (SNU). « Depuis 2017, le seul projet qu’on ait donné à la jeunesse, c’est Parcoursup et ses algorithmes qui stressent toutes les familles et faire croire qu’en faisant le SNU, on réglerait les problèmes des gens », a-t-il pesté. Place maintenant aux vacances pour les élus. La rentrée s’annonce chargée avec les Municipales déjà dans toutes les têtes.



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