Analyses & EnquêtesPortée par une fréquentation record des trains, la SNCF affiche 1,2 milliard d’euros...

Portée par une fréquentation record des trains, la SNCF affiche 1,2 milliard d’euros de bénéfices

Tout roule pour la SNCF. Pour la neuvième fois de suite, le groupe ferroviaire a enregistré un résultat positif au premier semestre. L’entreprise publique a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros entre le premier janvier et le 30 juin 2026, soit une hausse de 26,3 % par rapport à l’année dernière sur la même période. Sur deux ans, la progression est encore plus impressionnante : + 739 % ! « On n’a pas connu une telle performance depuis six ans », commente Laurent Trevisani, directeur général délégué stratégie et finances de la SNCF.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise a quant à lui augmenté de 2 % pour atteindre 21,9 milliards d’euros. Une dynamique notamment portée par les résultats positifs de sa filiale SNCF Réseau dont le chiffre d’affaires a progressé de 3,2 % (130 millions d’euros supplémentaires au premier semestre), ainsi que ceux de Keolis (+ 5,2 %, soit 200 millions d’euros supplémentaires).

Le groupe attribue ces bons résultats à un « record de fréquentation », et ce, tous trains confondus. Le nombre de voyageurs a en effet augmenté de 2,8 % dans les TGV, de 4,1 % dans les Transiliens et de 2,3 % dans les TER, souligne Laurent Trevisani.

Autre élément mis en avant : l’entreprise a réussi à accroître sa marge, notamment grâce à SNCF Voyageurs, « la locomotive du groupe », ce qui contribue mécaniquement aux bons résultats financiers du groupe. De quoi permettre à la SNCF de réduire sa dette de 690 millions d’euros par rapport à fin 2025… pour atteindre tout de même un total de 23,6 milliards d’euros de dette nette. « Notre capacité à rembourser notre dette s’est améliorée (+ 0,1 point de ratio de solvabilité sur un semestre). C’est appréciable dans un contexte de hausse des taux », analyse Laurent Trevisani.

1,6 milliard de résultat net, 18 500 nouveaux CDI signés… comment la SNCF a sauvé sa peau

De son côté, le patron de la SNCF, Jean Castex, s’est félicité de ces résultats qui vont permettre de « poursuivre à un rythme soutenu les investissements » dans le rail. Sur le semestre, 1,5 milliard d’euros ont par exemple été investis pour la régénération et la modernisation du réseau. 1,8 milliard d’euros ont par ailleurs été débloqués pour l’acquisition et la rénovation de matériels roulants. « 95 % des bénéfices sont réinvestis dans le réseau français », insiste d’ailleurs Laurent Trevisani, tout en soulignant que ces investissements sont d’autant plus importants dans un contexte où l’entreprise est davantage exposée aux aléas climatiques.

Depuis le début de l’année, les tempêtes et canicules successives ont engendré 70 millions d’euros de perte de chiffre d’affaires. « Quand on rénove les caténaires, les postes d’alimentation électrique ou qu’on renouvelle progressivement la flotte avec des trains neufs, c’est une réponse de fond au changement climatique », argumente-t-il. Avec l’arrivée des premiers TGV M en septembre prochain, la SNCF ne devrait pas manquer de rappeler son investissement pour s’adapter au dérèglement climatique. Ils seront capables de supporter jusqu’à 55 degrés. C’est sans compter sur ce qu’elle ne pourra contrôler, alors que les feux en Gironde ont engendré l’arrêt du trafic au sud de Bordeaux.


Source:

www.challenges.fr

Articles récents

spot_img

Articles récents

Annonce publicitairespot_imgspot_img