Selon un média spécialisé outre-Manche, une frégate britannique, la HMS Iron Duke, a été désarmée, une nouvelle illustration des difficultés opérationnelles de la Royal Navy.
La Royal Navy continue à dépérir. Une frégate de l’armée britannique a été désarmée et retirée du service ces dernières semaines, selon une analyse de NavyLookout. Le HMS Iron Duke n’est plus opérationnel, réduisant à cinq le nombre de frégates de type 23 disponibles pour le Royaume-Uni en attendant l’arrivée des nouvelles, plus modernes, mais encore en construction.
Le retrait du HMS Iron Duke s’est fait à bas bruit, sans annonces officielles. Il faut dire que cette décision a de quoi interroger face aux récents investissements colossaux dans ce navire ces dernières années. Des travaux durant quatre ans, pour un coût de plus de 100 millions de livres sterlings, avaient modernisé le HMS Iron Duke. Cette rénovation achevée en 2023 devait permettre au navire de reprendre du service pour au moins cinq années supplémentaires.
Les nouvelles frégates à la fin de la décennie
D’après NavyLookout, la frégate n’a été disponible que 16 mois depuis sa rénovation. Au regard du coût de celle-ci, cela signifie que le HMS Iron Duke a coûté plus de 6,4 millions de Livres sterlings par mois depuis les travaux. Un total qui exclut les frais de fonctionnement.
Durant ce laps de temps, le navire n’a jamais connu d’importants déploiements à l’étranger (à l’exception d’une misson en mer Baltique), mais a plutôt mené des missions de surveillance et d’accompagnement de navires russes transitant près des côtes britanniques. Encore en octobre dernier, le HMS Iron Duke a gardé un œil sur le Novorossiysk, un sous-marin russe de classe Kilo passé par le détroit du Pas-de-Calais.
Un mois plus tard, en novembre 2025, le ministère britannique de la Défense a abandonné l’idée d’intégrer un nouveau sonar remorqué sur le navire de guerre, « après une évaluation approfondie », assuraient alors les autorités. Ces dernières ont alors invoqué « un surcoût et une immobilisation prolongée » pour justifier leur décision, précisant alors que « les ressources ont été réaffectées afin d’optimiser l’efficacité opérationnelle ».
Avec seulement cinq frégates de type 23, dont certaines affectées à des missions de surveillance, la Royal Navy pourrait être dépendante de ses alliés pour escorter ses deux porte-avions. Déjà au début du conflit au Moyen-Orient, le départ tardif d’un destroyer, le HMS Dragon, vers la mer Méditerranée avait montré certaines lacunes pour la marine britannique. Une situation qui « ne satisfait » pas le ministre de la Défense, John Healey, lui-même. « Je dois prendre des décisions avec ce que nous avons », déplorait-il laconiquement en mars dernier. Le remplacement des frégates de type 23 par des navires modernisés n’interviendra pas avant 2028.
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